Pour cette nouvelle exposition qui se tient à Notre-Dame-de-Bondeville et à Maromme, le Shed invite la galerie parisienne de Jocelyn Wolff. Face contre terre réunit 18 artistes, 18 univers complètement différents. À découvrir jusqu’au 18 novembre.

Face contre terre, c’est le titre de la nouvelle exposition du Shed. C’est aussi celui de l’œuvre de Guillaume Leblon réalisée en 2010 pour Le Grand Café à Saint-Nazaire. Elle est composée de multiples panneaux de meubles que l’artiste a récupérés dans les encombrants de la ville et assemblés au sol sur 110 m2. Guillaume Leblon dessine là un paysage original, transmet une mémoire dans un patchwork de couleurs et de matériaux. Il donne la possibilité aux visiteurs de déambuler dans le passé et dans des vies. De cet artiste, installé à New York, l’exposition présente également Population sommaire et Le Grand Bureau, deux sculptures quelque peu baroques, faites d’objets du quotidien.

Face contre terre est avant tout une exposition collective des 18 artistes, émergents et confirmés, de la galerie parisienne Jocelyn Wolff. Le Shed lui a donné une carte blanche pour fêter les 15 ans du lieu. « Jocelyn Wolff est un homme passionné, fidèle. Sa galerie est un repère artistes internationaux, venant de France, de Suisse, d’Allemagne, d’Argentine… », remarque Jonathan Loppin. 18 artistes, ce sont 18 propos différents, 18 regards sur le monde contemporain, inédits en Normandie. « Cela nous a amené à une réflexion sur l’exposition en elle-même, sur la manière dont les œuvres peuvent dialoguer entre elles ».

Des petits et grands formats

Parmi les 18 artistes, il y a aussi William Anastasi et ses Conic Section de 5 tonnes et 3,5 tonnes datant des années 1960. Ces deux installations monumentales qui semblent paradoxalement légères sont composées de tiges de fer dessinant une courbe parfaite de la verticale à l’horizontale. Franz Erhard Walther crée des œuvres conceptuelles en tissus, manipulables et vibrantes qui répondent à celles d’Élodie Seguin, tout aussi fragiles que rigoureuses. Quant à Santagio de Paoli, il réalise des œuvres classiques qui ne le sont pas vraiment, des paysages aux ambiances mystérieuses. Avec Le Sol d’incertitude, Katinka Bock brouille nos repères dans l’espace. La disposition de ces pavés urbains goudronnés plonge immédiatement le visiteur sous le sol.

La vidéo est très présente dans Face contre terre. Frédéric Moser et Philippe Schwinger proposent les deux épisodes de France, Détours, des films en forme de documentaires sur des territoires oubliés. Plus absurde, Clemens von Wedemeyer s’amuse de la bêtise de deux êtres prêts à tout casser.

 

Infos pratiques

  • Jusqu’au 18 novembre, les vendredi, samedi et dimanche, de 14 heures à 19 heures et sur rendez-vous au Shed, 12, rue de l’Abbaye à Notre-Dame-de-Bondeville, et à L’Académie, 96, rue des Martyrs à Maromme.
  • Entrée libre
  • Renseignements au 06 51 65 41 76 ou sur www.le-shed.com