Neuf jours de festival et une soixantaine de films à découvrir… C’est le programme de la prochaine édition du Grain à démoudre qui se déroulera à Gonfreville-l’Orcher, Le Havre, Montivilliers et Harfleur du 17 au 25 novembre.

Une université d’été. Peu de repos pour les 33 adolescents organisateurs du Grain à démoudre. Ils viennent de clore une édition qu’ils doivent déjà penser à la prochaine, s’inscrire dans les différents festivals de la saison, choisir une thématique et les membres du jury, imaginer de nouveaux rendez-vous… Cette période de recherche se termine toujours par une université d’été. Ces jeunes de 12 à 25 ans n’ont qu’une semaine pour se mettre d’accord. Et ce n’est pas simple. « Nous voyons plein de films, environ 200 courts métrages et une cinquantaine de longs métrages. Dans le groupe, il y a différentes conceptions du cinéma. Nous avons beaucoup débattu. Parfois, les discussions ont été houleuses ». Maéliss, Denis, Lucien, François et les autres en sont convaincus. Être à la tête d’un tel festival de cinéma, cela « forge une culture » et « défendre des idées ». Ce n’est pas tout. Durant toute l’année, les adolescents suivent aussi des ateliers d’éducation à l’image et d’initiation aux pratiques audiovisuelles avec des professionnels du cinéma

Une sélection officielle. La 19e édition du Grain à démoudre se tient du 17 au 25 novembre dans quatre villes, Gonfreville-l’Orcher, Le Havre, Montivilliers et Harfleur. Un festival ne peut se dérouler sans sa sélection officielle. Lors du week-end de compétition, du 23 au 25 novembre, les jeunes ont sélectionné 5 courts métrages et 5 longs métrages. Dix films tournés en France, en Australie, au Liban, en Allemagne, en Espagne, au Qatar, en Espagne, en Afrique du Sud, au Brésil et en Serbie. Presqu’un tour du monde pour « montrer comment les gens vivent ». Dix films également qui abordent des sujets très divers comme la famille, l’amour, le travail, la guerre, le racisme, l’embrigadement… « C’est un cinéma qui ouvre, est accessible et ambitieux ».

Des temps forts. Le festival propose également de nombreux rendez-vous. Il y a tout d’abord le Hors-Champ avec notamment une Nuit Ciné samedi 10 novembre aux Arts à Montivilliers pour voir The Disaster Artist de James Franco, Bohemian Rhapsody de Brian Singer, My Entire High School sinking into the sea de Dash Shaw et Ready Player One de Steven Spielberg. La Journée Famille dimanche 18 novembre à l’espace culturel de la Pointe de Caux à Gonfreville-l’Orcher est l’occasion de découvrir Un Arc-en-ciel de couleurs de Merlot et de participer à des ateliers de découverte. Les 33 ados ont leurs coups de cœur et les partagent : la vie d’une star de foot dans Diamantino de Gabriel Abrantes, un récit graphique de la Première Guerre mondiale dans Là où poussent les coquelicots de Vincent Marie, les rêves d’un enfant dans We The Animals de Jeremiah Zagar. Le festival commence avec un ciné-concert Le Ballon rouge d’Albert Lamorisse mis en musique par Laetitia Shériff et se termine par L’Heure d’hiver de Yasmine Benkiran.

 

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