Il y a le festival. Il y aura bientôt un centre d’art singulier. L’association Art et Déchirure a pour projet d’ouvrir un tel lieu d’exposition en novembre 2017. Pour le rendre accessible, elle a lancé une campagne de financement participatif.

 

C’est un des plus beaux festivals de la région. Art et Déchirure, imaginé par José Sagit et Joël Delaunay, deux anciens infirmiers en psychiatrie, présente tous les deux ans une production artistique axée sur les blessures les plus profondes. Ils ont sorti cet art pluriel des hôpitaux pour l’amener dans les structures culturelles normandes. « Cela a toujours été notre idée de départ : être dehors. Le temps nous a donné raison. Le festival ne serait pas ce qu’il est devenu aujourd’hui si nous étions restés enfermés« , constate José Sagit.

 

A quelques mois de la seizième édition d’Art et Déchirure qui se tiendra du 8 au 17 novembre 2017, le festival revient à l’hôpital. Cette fois, de manière permanente. « Forts de nos 30 ans, de nos partenariat, le lien devient possible. Nous allons ramener de la vie artistique« . Comment ? En ouvrant avec le prochain festival un centre d’art singulier. Une idée qui trotte dans la tête des deux complices depuis une dizaine d’années. « Nous avons un fonds de 200 à 300 oeuvres que les artistes ont offert à l’association ou qu’elle leur a acheté. Par ailleurs, notre festival dure 12 jours. C’est trop court pour une exposition« . Donc un lieu pour faire découvrir toutes ces tableaux, sculptures et autres pièces et pour organiser régulièrement des expositions.

 

Le centre d’art singulier se trouvera dans le beau bâtiment datant du XIXe siècle baptisé La Roseraie, devant un parc de 4 500 m2, dans le centre hospitalier du Rouvray. En tout, un long couloir de 120 m2, deux salles de 100 m2 et une troisième de 45 m2 qui ont besoin de quelques travaux (électricité et peinture) pour accueillir correctement le public. Une campagne de financement participatif est lancée jusqu’à la fin du mois de juin pour récolter 15 000 euros.