Le Rive gauche à Saint-Etienne-du-Rouvray aime faire danser le public. Il propose un nouveau bal samedi 20 mai. Celui-ci sera rock. Très rock parce qu’il faudra se bouger sur des titres de Nirvana, Les Rolling Stones, Elvis Presley, les Doors, La Femme, David Bowie… Let’s dance de la compagnie La Ruse n’est pas tout à fait un rendez-vous dansant traditionnel puisqu’il se situé à la croisée du bal et d’un spectacle avec les spectateurs comme acteurs principaux. Le but étant de de les amener à se libérer progressivement de toutes contraintes quotidiennes. Pour cette soirée, La Ruse est encore à la recherche de danseurs complices qui suivront en amont un atelier préparatoire. Entretien avec Bérénice Legrand, danseuse et chorégraphe de la compagnie.

Quelle image avez-vous du bal ?

Pour moi, le bal est associé à l’idée du rassemblement, d’une fête populaire de village. Il y aussi le plaisir d’être ensemble dans le mouvement et dans la danse. Le bal est enfin synonyme de lâcher prise. On oublie les enveloppes, les couches que la société nous pose sous le corps. Lors les bals, on est dans le plaisir, dans d’autres états de corps.

Quels souvenirs de bal avez-vous encore ?

Petite, j’allais au bal de la Saint-Jean. Plus tard, il y a eu les soirées entre amis. C’était la fête.

Quel bal avez-vous imaginé aujourd’hui ?

C’est un bal guidé. Ce qui rassure le public et le stimule. Nous sommes deux « metteuses d’ambiance » sur le plateau pour leur apprendre les pas. A eux ensuite de s’approprier les éléments de la danse. Apprendre une danse peut se faire de manière instinctive. Pour Let’s dance, nous avons aussi écrit un scénario, une dramaturgie pour insuffler un flux d’énergie. Le bal doit être un vrai défouloir.

Pourquoi un bal rock ?

J’avais envie d’être dans une radicalité. Dans le rock, il y a l’idée d’affirmation de quelque chose, d’incarnation. J’avais surtout envie que le public soit dans le lâcher prise.

En tant que « metteuses d’ambiances », quelle relation entretenez-vous avec le public ?

Il y a une vraie complicité. A chaque bal, je suis étonnée de voir comment le public est prêt à danser. En fait, ils ont ça en eux. Il n’y a pas tant de couches à enlever. L’idée du rassemblement autour de la danse contemporaine m’émeut toujours.

 

 

 

  • Spectacle samedi 20 mai à 20h30 au Rive gauche à Saint-Etienne-du-Rouvray. Tarifs : 10 €, 5 €. Réservation au 02 32 91 94 94.
  • Ateliers préparatoires vendredi 19 mai de 19 heures à 21 heures, samedi 20 mai de 18h30 à 20 heures au Rive gauche. Tarif : 8 €. Inscription au 02 32 91 94 94.