La Petite Symphonie de Daniel Isoir est en trio vendredi 11 janvier à Juliobona à Lillebonne. Elle traverse presque un siècle de musique avec notamment trois membres de la famille Bach.

La Petite Symphonie raconte une page de l’histoire du pianoforte. « Nous commençons avec Bach et les premiers balbutiements pour aller jusqu’à la limite de ce que peut donner l’instrument avec Beethoven ». Avec Séverine Isoir, flûte, et Mathurin Matharel, violoncelle, Daniel Isoir, pianoforte, parcourt ainsi presque cent ans de musique. « C’est intéressant de montrer un cheminement musical avec comme point de départ la musique baroque et ses contrepoints, de dialogues sophistiqués et comme point d’arrivée Haydn et ses partitions simples et élégantes. Beethoven arrive entre temps et revient un peu en arrière. Il s’intéresse à nouveau au contrepoint et au dialogue ».

Lors de cette traversée musicale du XVIIIe siècle à suivre vendredi 11 janvier à Juliobona à Lillebonne, on croise la famille Bach, le père, Johann Sebastian (1685-1750), et deux de ses enfants. Un des plus connus, Carl Philipp Emanuel (1714-1788) fait partie des compositeurs prolixes et charnières de cette époque. Il fait ses débuts sous l’aile de son père avec des œuvres aux couleurs baroques. « Il a vite voulu s’éloigner du style familial et se renouveler ». Car Philipp Emanuel a laissé des pièces originales, loin encore du classicisme. Mozart disait d’ailleurs de lui : il est le père et nous sommes ses enfants.

« On dirait du Schumann »

L’autre fils Bach, Wilhem Friedemann (1710-1784) n’a pas connu la même vie que son père et son frère. Selon Daniel Isoir, « il est un des plus grands génies mais il a très peu écrit et n’avait pas très bonne réputation. Il y a très peu d’informations sur lui. On sait cependant qu’il a abandonné son poste d’organiste du jour au lendemain parce qu’il comptait vivre de ses concerts. Or cela n’a pas fonctionné. Il n’a pas écrit les vingt dernières années de sa vie. Et il est mort dans la misère. Pourtant, il était un grand improvisateur. Il a composé douze immenses chefs-d’œuvre, des Polonaises. On dirait du Schumann. Il était très en avance sur son temps ».

La Petite Symphonie interprète également lors de ce concert une des grandes sonates pour violoncelle de Beethoven et un des des trios avec flûte de son maître, Haydn qui mêle fantaisie et humour.

Infos pratiques

  • Vendredi 11 janvier à 20h30 à Juliobona à Lillebonne.
  • Tarifs : 17 €, 14 €.
  • Réservation au 02 35 38 51 88 ou sur www.juliobona.fr