Bernard Werber est en Normandie cette fin d’année pour présenter son dernier roman. La Boîte de Pandore (Albin Michel) que l’auteur s’est risqué à ouvrir… Un voyage intérieur et bien au-delà.

Retourner dans le passé pour voir un peu ce qui s’est vraiment déroulé. Imaginer que l’on a vécu plusieurs vies. Peut-être une bonne centaine. Revivre ses vies momentanément. Comme un passager clandestin…

Tentant, non ? René Toledano, 32 ans, professeur d’Histoire, va se voir offrir cette opportunité. Un peu par hasard, en fait. Au cours d’un spectacle d’hypnose auquel il assiste, René va monter sur scène. Sans enthousiasme. Vous savez, comme quand on se dit : « le pauvre qui va être choisi, je ne voudrais pas être à sa place ». Eh, bah, c’est lui… Et puis voilà que le spectacle vire à l’expérience inédite. En fermant les yeux, il va voir un escalier puis un couloir. Des portes. La dernière affiche le numéro 111. C’est que René vit sa… 112e vie. Il va alors ouvrir la porte 109…

Passer d’un siècle à un autre

C’est le début d’une longue transgression puisque le prof d’Histoire – hautement sceptique – va être brutalement bousculé par la découverte de sa 109e vie, résister puis changer complètement d’attitude. On comprend aisément que le voyage a de quoi donner le vertige quand on peut changer de siècle d’un jour à l’autre.
Et même vérifier l’existence de… l’Atlantide.

Car si Bernard Werber remodèle dans La Boîte de Pandore un peu l’Histoire aux détours de ses pérégrinations dans les vies de René, il n’hésite pas à nous embarquer vers cet éden énigmatique atlante qui, il n’y a pas si longtemps était classé au rayon mystères insondables avec le Monstre du Loch Ness et le Triangle des Bermudes…

Werber va donc aller loin pour nous immerger dans une histoire qui n’est guère avare de paradoxes. Et l’on ne sait alors plus trop si on envie le sort de René qui a ouvert cette Boîte de Pandore. Parce que quand c’est ouvert, c’est trop tard… Alors, prêt pour une sortie en boîte… ?

Hervé Debruyne

  • Vendredi 23 novembre à 18 heures à L’Armitière à Rouen et mercredi 28 novembre à 18 heures à la Galerne au Havre.