Les Innocents c’était ça…

 

et ça…

 

 

puis ça…

 

 

Encore ça…

 

 

photo Caplan

photo Caplan

Des tubes, il y en a eu d’autres… Des tubes que l’on n’a pas oubliés et qui sont attachés à des moments de la vie. Les Innocents, duo très créatifs de pop française, ont fortement marqué la fin des années 1980 et la décennie 1990. Puis, il y a eu la séparation. JP Nataf a sorti deux albums, Plus de sucre et Clair, multiplié les collaborations, notamment avec Olivier Libaux sur Imbécile. Quant Jean-Christophe Urbain, il a composé pour les autres.

Comme ils avaient tracé leur route de manière parallèle, impossible d’imaginer une possible reformation des Innocents. Puis, après la sortie de Clair, écrit à Saint-Aubin, près de Dieppe, JP Nataf ne cachait pas d’éventuelles retrouvailles. Maintenant c’est sûr. Les Innoncents écrivent un nouveau chapitre de leur histoire. L’album est en préparation. La tournée est envisagée. Avant cela, les deux complices font une Come Back intime et ont choisi le Sonic au Havre. JP Nataf raconte.

 

A quel moment avez-vous décidé de reformer les Innocents ?

A un moment où on ne pouvait plus reculer, où l’on avait épuisé les mauvaises raisons de ne pas le faire. Il ne restait plus que les bonnes. Cela fait maintenant un an que nous travaillons ensemble. Le projet est très excitant. Nous ne surfons pas sur un truc nostalgique. Nous expérimentons de nouvelles méthodes de composition. Il n’y a rien de révolutionnaire, non plus.

 

Quelle a été la bonne raison ?

Il y a l’envie. Avec Jean-Christophe, on s’est quitté très peu de temps. Il a travaillé sur mes albums. Nous sommes voisins. Nous n’avions pas besoin des Innocents pour nous voir. Pour revenir, il fallait que nous soyons sûrs d’avoir quelque chose à proposer. Ce n’est toujours pas facile de composer à deux mais nous sommes contents. Nous avons bien fait d’attendre afin tout le monde se taise autour de nous. Par ailleurs, avec le temps, nous avons pris conscience que Les innocents ont été importants pour beaucoup même si cela n’a pas été l’hystérie.

 

Vous avez aussi eu le temps de travailler avec d’autres musiciens.

J’ai participé à des projets collectifs, j’ai écrit des musiques de film. En fait, j’ai composé davantage ces dix dernières années que les vingt années précédentes. Comme je suis resté dans des sphères intimes, je pouvais me renouveler régulièrement. J’ai alors aussi peur de renouer avec quelque chose de routinier avec l’album, puis la tournée.

 

Quelles sont les nouvelles méthodes de composition ?

Nous avons toujours composé des albums différents. Celui-ci sera le cinquième et sera composé entièrement à deux. Nous chantons également à deux. C’est le disque des retrouvailles.

 

Pourquoi un retour en toute intimité.

Les chansons sont nées avec deux guitares. Nous les jouons tous les deux et cela nous laissé beaucoup de liberté. Pour nous, c’est un exercice agréable. Par ailleurs, cette première tournée est une occasion de revoir les potes. C’est un récré. On se chauffe la voix. On teste les nouvelles chansons et on renoue avec le public.

 

Ressentez-vous le fait d’être attendus ?

Oui et ça fait chaud au cœur. Nous vivons un truc assez étonnant. Nous nous rendons compte aussi qu’avec le temps, les chansons ont tracé leur route sans nous.

 

 

009sonic__bbflirtUn lien avec le CEM

Entre l’équipe du Centre d’expression musicale au Havre et JP Nataf, il y a des liens forts qui ne se sont jamais rompu. En 2006, il vient pour fêter les 20 ans de l’association. « En fait, j’ai beaucoup traîné au Havre. J’avais des copains musiciens. Puis, j’ai croisé plusieurs fois Little Bob, Elliott Murphy… » Quand Les Innocents cherchent un petit lieu pour faire leur come back, le CEM lui ouvre tout naturellement les portes du Sonic.

 

  • Vendredi 29 novembre à 21 heures au Sonic, fort de Tourneville au Havre. Concert complet.