Des longs et des courts métrages, des fictions et des documentaires, des films pour les grands et les petits… La onzième édition du festival A l’Est du nouveau offre un vaste regard sur le cinéma d’Europe centrale et orientale. Elle se tient du 4 au 13 mars à l’Omnia à Rouen, à l’Ariel à Mont-Saint-Aignan et au Drakkar à Yvetot.

 

david duponchel_o« Je suis un gosse européen ». A travers son festival, A l’Est du nouveau, qui commence vendredi 4 mars à l’Omnia à Rouen, David Duponchel défend cette idée d’une Europe unie, libre et solidaire. « J’ai envie qu’elle existe. Quand on a lancé le festival, il y avait plein d’allant. Aujourd’hui, les pays se replient sur eux. Il y a beaucoup de racisme en Pologne. J’étais en République tchèque où un camp de réfugiés a été attaqué ».

 

Les films de A l’Est du nouveau montre une autre Europe. Celle « du pardon, de la réconciliation, de la volonté de vivre ensemble ». Par exemple, dans Enclave de Goran Radovanovic, qui se déroule au Kosovo, les adultes refusent le rapprochement après la terrible guerre. Les gamins, eux, se moquent du passé et veulent jouer ensemble. Soleil de plomb de Dalibor Matanic raconte trois histoires d’amour impossibles lors de différentes décennies dans un village à la frontière de la Croatie et de la Serbie. « Ce film est un hymne à l’amour et aussi au rapprochement entre les populations », remarque le directeur du festival.

 

L’Europe, c’est aussi son histoire. Le festival s’ouvre avec Lost in Munich de Petr Zelenka Chang, une comédie dramatique qui revient sur un épisode tragique. Sir P est un perroquet gris de 90 ans. Il a appartenu à Edouard Daladier, le Premier ministre français qui a signé les accords de Munich. L’animal vient à Prague pour raconter sa version des faits. Un journaliste tchèque le kidnappe pour éviter un incident diplomatique.

 

Lors de cette onzième édition, la section documentaire est consacrée au phénomène migratoire actuel. Dans Logbook Serbistan, Zelimir Zilnik filment les familles bloquées à la frontière serbe. Lampedusa en hiver de Jakob Brossmann revient sur la détresse des migrants sur cette île.

 

Le festival est une occasion de découvrir un regard sur des pays voisins, un autre cinéma, surtout des films qui ne sont pas distribués en France. Il se poursuit en Amérique du Sud, au Pérou et en Argentine.

 

 

 

  • Du 4 au 13 mars à l’Omnia à Rouen, à l’Ariel à Mont-Saint-Aignan et au Drakkar à Yvetot.
  • Tarifs : 5,5 €, 4 €, 15 € le pass 3 places.
  • Programme complet : ici
  • Pour participer à la campagne de financement participatif : ici