Après Miss Dolly, un spectacle en extérieur, Marcel et ses drôles de femmes ont écrit La Femme de trop, une création en salle avec cinq personnages. La première a lieu mercredi 4 novembre au CDN de Haute-Normandie avant les représentations au cirque-théâtre à Elbeuf et au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux. 

 

femme de tropIls aiment le rire, l’absurde, « faire le gros bordel ». Avec Miss Dolly, leur premier spectacle, Marcel et ses drôles de femmes avaient revisité dans un esprit décalé l’univers du western. L’ambiance est tout aussi folle dans La Femme de trop, leur nouvelle création qu’ils présentent les 4 et 6 novembre au théâtre de La Foudre à Petit-Quevilly.

 

Le quatuor de circassiens, formé au centre national des arts du cirque et installé à Rouen, évoluent toujours au cadre aérien et au portique coréen. Pour ce spectacle, présentée, les quatre acrobates, Marine Fourteau, Angèle Guibaud, Liza Lapert et Marcel Vidal Castells, invitent la chanteuse et trapéziste, Noémie Armbruster. « Cela fait huit ans que nous travaillons ensemble. Donc nous nous connaissons très bien. Parfois, il est difficile de se surprendre. Une cinquième personne vient ainsi apporter un peu de fraicheur. Dans La Femme de trop, nous voulions apporter un univers sonore. Or, nous ne savons pas chanter ».

 

 

Dans La Femme de trop, il y a cinq personnages féminins. Cinq caractères bien trempés qui correspondent à une couleur. La jaune se montre plutôt naïve et joyeuse. « Elle vit dans le souvenir », commente Liza Lapert. La verte déteste le conflit et fait en sorte que tout se passe bien. « Elle pourrait être le leader de la bonne énergie ». La violette se cherche encore dans sa féminité et sa masculinité. Quant à la bleue, elle apparaît très froide et distante. Enfin, la rose est « le personnage qui est le plus dans la réalité. Elle accepte l’absurdité des situations. C’est comme si elle savait ce qui allait se passer ». Chaque acrobate se fond dans les cinq personnalités jusqu’à trouver celle qui est en harmonie avec lui-même.

 

Dans cette troupe, qui est la femme de trop ? « On a toujours un peu peur de l’être ». Le nouveau spectacle de Marcel et ses drôles de femmes aborde le thème de la solitude. « Quelle place nous attribue-t-on dans la vie, dans la société, dans la famille ? Dans la compagnie, nous vivons ensemble, nous passons nos journées ensemble. Mais il y a toujours des moments où nous ressentons de la solitude », confie Liza Lapert. Dans ce huis clos, cinq drôles de femmes part à la recherche de son identité à travers des numéros de voltige.

 

  • Mercredi 4 et vendredi 6 novembre à 20 heures au théâtre de La Foudre à Petit-Quevilly. Tarifs : 14 €, 9 €. Réservation au 02 35 03 29 78 ou sur www.cdn-hautenormandie.fr Rencontre avec la compagnie Marcel et ses drôles de femmes vendredi 6 novembre à l’issue de la représentation. (Traduction en langue des signes)
  • Jeudi 12 novembre à 19h30, vendredi 13 et samedi 14 novembre à 20h30 au cirque-théâtre à Elbeuf. Tarifs : de 16 à 6 €. Réservation au 02 32 13 10 50 ou sur www.cirquetheatre-elbeuf.com
  • Vendredi 11 mars au festival Spring à Cherbourg
  • Vendredi 18 mars à 20h30 au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux. Tarifs : de 10 à 4 €. Réservation au 02 35 97 25 41 ou sur www.lrv-saintvaleryencaux.com

 

Spectacle tout public à partir de 8 ans