dewolffLe son et les ambiances de DeWolff emmènent quelques décennies en arrière, vers les années 1970, et dans des univers éthérés. DeWolff est un trio formé en 2007 par le guitariste et chanteur, Pablo Van de Poel, de son frère, batteur, Luka, et de Robin Piso, organiste. Forts de six albums, le groupe, installé dans le sud des Pays-Bas, joue un rock psychédélique incandescent et efficace qui se teinte de blues dans Roux-Ga-Roux, titre du nouveau disque. Le trio s’est inspiré d’une vieille légende de la Louisiane. DeWolff est en concert samedi 9 avril à l’Abordage à Evreux.

 

Pourquoi vous êtes-vous intéressés à cette vieille histoire de Roux-Ga-Roux ?

Nous sommes vraiment plongés dans cette musique et dans ces vieilles légendes de la Nouvelle Orléans. Nous aimons bien aussi ces expressions françaises comme gri-gri… Quand nous étions en train de faire des recherches pour le futur album, nous sommes tombés sur ce Roux-Ga-Roux. Nous avons pensé que c’était un très joli nom. Quand, ensuite, nous avons appris l’histoire de cette créature, mi-homme, mi-loup qui rôdait dans les marais de la Louisiane pendant la nuit, nous avions trouvé le titre de notre album.

 

Comment cette légende vous a influencé lors de l’écriture de cet album ?

Nous avions déjà terminé les trois quarts de l’album avant de trouver son titre. Mais nous avons eu l’impression d’avoir trouvé une direction. Tout à coup, est apparu ce lien jusqu’alors manquant entre les chansons. Ce nom a apporté une identité plus forte à cet album.

 

 

 

Dans le titre, Sugar Moon, Roux-Ga-Roux est une femme. Pourquoi ?

Si vous considérez le Roux-Ga-Roux comme le mal, oui, c’est une femme. Sugar Moon est certes une chanson sur Roux-Ga-Roux. Dans les contes de fées, le loup représente toujours le mal, le côté sombre. Nous ne le voyons pas de cette manière. Pour nous, le loup ou le Roux-Ga-Roux est davantage une source d’inspiration mythique infinie. Néanmoins, nous aimons toutes les différentes lectures que fait l’auditeur lorsqu’il écoute les chansons. Pour nous, Sugar Moon évoque une sorcière qui abuse d’une personne et veut l’enterrer vivant.

 

Voyez-vous ce nouveau projet musical comme un album-concept ?

Non, pas du tout. Les chansons ont des paroles et des ambiances différentes. Elles ont un thème commun. Il est vrai que le nom de l’album combiné à quelques paroles et aux atmosphères un peu vaudou peut faire penser à un album-concept. Mais ce n’est pas le cas. Pour nous, un album-concept doit raconter une seule histoire qui commence par la première chanson et se termine par la dernière. Comme un livre. Mais, peut-être sommes-nous trop conventionnels !

 

 

 

Vous avez désormais votre propre studio. Pourquoi est-ce important pour vous ?

C’est en effet très important pour nous. . Aujourd’hui, nous pensons qu’il est essentiel pour les artistes d’avoir des connaissances sur toutes les étapes de la conception d’un album. C’est essentiel que la musique que tu as enregistrée soit celle que tu as imaginée. Les titres qui figurent sur Roux-Ga-Roux pourrraient avoir un super son pop ou métal ou électronique ou un autre, peu importe. C’est celui que nous avons choisi. Par exemple, le son de batterie sur le disque provient du batteur à 50 %, de la batterie à 25 % et de la manière dont nous l’avons enregistrée à 25 %. Donc, c’est très important de trouver le bon son. Si Roux-Ga-Roux résonne de cette manière, c’est parce que nous savions exactement quel son nous voulions et comment le faire sonner de cette façon.

 

  • Samedi 9 avril à 20h30 à l’Abordage à Evreux. Tarifs : de 10 à 6 €. Réservation au 02 32 31 86 80 ou sur www.abordage.net