kalif gemma-ray okUn premier concert au Rêve de l’escalier en début d’après-midi, un second en ville lors des Terrasses du jeudi : deux bonnes raisons de découvrir l’univers mystérieux de Gemma Ray. L’artiste britannique, désormais installée à Berlin, peu connue encore en France, a sorti il y a presque un an Milk For Your Motors. Un sixième album où l’on retrouve sa voix limpide, des ambiances rétro, une pop éthérée au charme suranné.

 

 

 

 

Votre musique est très cinématographique. La composez-vous en ayant des images en tête ?

Quelquefois mais ce n’est pas ma manière de composer. En règle générale, la musique et les images arrivent en même temps.

 

Est-ce la musique vous procure toujours des images ?

La plupart du temps, je pense que oui. Mais, je n’ai pas d’images en particulier qui me viennent en tête.

 

Quels autres plaisirs ressentez-vous grâce à la musique ?

C’est difficile de répondre à cette question. Ecrire ponctue et rythme ma vie. Sans cela, je pense que je serais perdue. Ecrire éveille en moi tant de choses. Je sens que je vais avoir besoin de 1000 vies pour finir d’écrire tout ce que j’ai commencé. Alors que chanter a un effet immédiat, puissant et primaire. Mais chanter seulement ne pourrait m’apporter entière satisfaction dans ma vie.

 

Vos chansons sont des rêveries. Est-ce que la musique vous fait rêver ?

Je pense que toute bonne musique doit emmener, autant celui qui écoute que celui qui écrit, dans un état second. Ce ne doit pas être toujours un rêve. Ce peut être provoquer, évoquer ou invoquer…

 

 

 

Avez-vous besoin de vous retrouver dans une ambiance particulière pour écrire ?

Non, mais être ou me sentir seule est le pire des cataclysmes pour moi. Quelquefois, c’est bon, pour moi, de me retrouver dans mon univers mental quand j’écris et qu’il y a des personnes autour de moi. C’est un bon exercice lorsque je suis en tournée.

 

Est-ce que la ville de Berlin a eu une influence directe sur votre nouvel album ?

Oui. Depuis que j’ai déménagé dans cette ville, je suis dans un nouvel espace physique et mental qui a eu une grande influence sur mon travail. On ressent ces influences dans le nouvel album, Milk For Your Motors, réalisé dans ce beau studio, appelé Candybomber, qui est le cœur de Berlin.

 

Cherchez-vous toujours l’élégance dans vos chansons ?

Non. Je pense que vous pouvez trouver la plupart des émotions dans ma musique. Les aspects les plus sombres et les plus rêches sont aussi présents. Peut-être, à ce jour, est-ce davantage perceptible lors des concerts. Spécifiquement lorsque je joue seulement avec Andy Zammit (batterie et claviers). J’aime superposer la laideur et la beauté dans la musique. C’est un aller et retour qui doit être subtil.

 

  • Mercredi 29 juillet à 19 heures aux Terrasses de l’abbaye à Bernay. Concert gratuit
  • Jeudi 30 juillet à 14 heures au Rêve de l’escalier, rue Cauchoise à Rouen, à 19h15 et 21 heures, place du Général-de-Gaulle à Rouen. Concert gratuit

 

Le programme des Terrasses du jeudi du 30 juillet

  • Place du Vieux-Marché à 18h30 et 20h15 : Gul de Boa
  • Place de la Calende à 18h45 et 20h30 : Sparky in the cloud
  • Espace du palais à 19 heures et 20h45 : Sax machine ft. Racecar
  • Place du Général-de-Gaulle à 19h15 et 21 heures : Gemma Ray
  • Place Saint-Marc à 21 heures : Zakouska, Nina Attal

 

Concerts gratuits