Les Meslanges connaissent bien le répertoire de François Couperin et le maîtrisent à la perfection. L’ensemble vocal conduit par Thomas van Essen interprète vendredi 8 décembre au temple Saint-Éloi à Rouen Pour Les Festes solemnelles.

Les Meslanges ont pris un peu d’avance. Ils fêtent 2017 le 350e anniversaire de la naissance de François Courperin (1668-1733), grand compositeur français, claveciniste et organiste, surnommé Le Grand. « A 20 ans, il a déjà écrit des chefs-d’œuvre », remarque Thomas van Essen. Avec son ensemble vocal, le chanteur et flûtiste présente le programme d’une « messe à l’usage des paroisses », Pour Les Festes solemnelles. « C’est Jean-Luc Ho qui nous a proposé cette œuvre. Il a entamé une réflexion sur Couperin. Il était évident pour lui, comme pour nous, de commencer par une pièce de jeunesse ». Pour le concert du vendredi 8 décembre, au temple Saint-Éloi à Rouen, Les Meslanges, accompagnés à l’orgue par Jean-Luc Ho, ont choisi une partition issue du Graduale Parisiense de 1689, dit de la réforme de Harlay, dont le seul exemplaire est conservé précieusement à la bibliothèque Mazarine à Paris.

Selon Thomas van Essen qui dirige Les Meslanges, cette pièce, Pour Les Festes solemnelles, est une œuvre magnifique. « François Couperin connaît très bien l’orgue. Il sait le faire sonner d’une manière extraordinaire. Il sait marier les jeux. Cette musique est un modèle du genre, la quintessence de la musique d’orgue à la française ». Et ce n’est pas tout. Le chanteur admire également la manière dont Couperin réussit la synthèse entre les influences française et italienne. « François Couperin est un grand admirateur de Lully. Il connaît aussi la musique italienne. Il va réunir ses goûts dans ses compositions ».

La particularité de Pour Les Festes solemnelles, c’est la durée des pièces. « Elles sont très courtes. Il faut donc être tout de suite dans la poésie du verset ». Pour ce concert, Les Meslanges y ajoutent des œuvres de Henry du Mont, de Guillaume Gabriel Nivers et de Jean-François Lalouette. Le tout présenté sous une forme très codée comme elle l’était à cette époque. Ce qui exige pour tous les interprètes une écoute mutuelle. Le concert prend alors la forme d’un dialogue intime entre orgue et voix.

  • Vendredi 8 décembre à 20h30 au temple Saint-Éloi à Rouen. Libre participation.