Le Festival Classiques et romantiques, c’est quatre concerts les dimanches de septembre sur le grand orgue Aristide Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen à Rouen. Premier rendez-vous, le 9 septembre avec Jean-Baptiste Monnot, co-titulaire de l’instrument, qui interprète des œuvres de Bach, Brahms, Liszt et Mozart.

 

photo Jean-Baptiste Millot

Jean-Baptiste Monnot et Benjamin Alard se connaissent depuis l’âge de 11 ans. L’un vient d’Eu, l’autre, de Dieppe. Ils se sont rencontrés pour la première fois à l’église Saint-Rémy à Dieppe. Tous les deux étaient là pour visiter l’orgue. Ils se sont retrouvés au conservatoire, toujours à Dieppe, pour apprendre à jouer de… l’orgue. Les deux musiciens ont ensuite pris deux chemins différents : le premier a poursuivi ses études à Paris, le second, à Bâle. Jean-Baptiste Monnot et Benjamin Alard, respectivement, ouvre et clôt le festival Classiques et romantiques qui se tient du 9 au 30 septembre à l’abbatiale Saint-Ouen à Rouen.

Depuis 2015, Jean-Baptiste Monnot est le co-titulaire du grand orgue Aristide Cavaillé-Coll de l’édifice rouennais, un des instruments les plus fabuleux du facteur le plus renommé du XIXe siècle. Un nouveau coup de foudre pour l’instrumentiste. Le premier a eu lieu dans l’église du Tréport quand il était enfant. « C’est là que j’ai entendu pour la première fois un orgue. C’était un petit Cavaillé-Coll. J’ai eu une admiration pour le son. J’ai demandé à mes parents si je pouvais aller voir l’orgue. J’y suis allé et j’ai été séduit aussi par la machine, la mécanique ». La fascination est intacte pour celui qui se produit dans le monde entier et a enregistré sur le grand orgue Aristide Cavaillé-Coll à l’abbatiale Saint-Ouen son premier album, Le Lai de l’ombre, paru en avril 2018

Pour le festival Classiques et romantiques, Jean-Baptiste Monnot interprète un programme quelque peu sombre. Au répertoire : deux chorals de Jean-Sébastien Bach, Christ Unser Herr zum Jordan dam et Dies sind die heil’gen zen Gebot, des œuvres lyriques et romantiques. Le musicien a choisi deux œuvres en lien avec les compositions du Cantor de Leipzig. Il y a tout d’abord O Traurigkeit, O Herzleid, un des 11 préludes de Brahms qui « s’est inspiré de Bach. Il a eu l’idée d’écrire sur des thèmes empruntés à la liturgie protestante. Ces pièces sont invraisemblables ». Dans Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen, Franz Liszt emprunte à Bach pour développer « des thèmes simples » comme « des soupirs ».  Jean-Baptiste Monnot a enfin choisi la Fantaisie en fa mineur de Mozart, une partition pleine d’audace composée pour un orgue mécanique.

 

Le programme du festival Classiques et romantique

  • Dimanche 9 septembre à 17 heures : Jean-Baptiste Monnot
  • Dimanche 16 septembre à 17 heures : Marie-Andrée Morisset-Balier
  • Dimanche 23 septembre à 17 heures : Julien Bret
  • Dimanche 30 septembre à 17 heures : Benjamin Alard
  • Tarifs : 10 €, 7 €