PIGS 1 FINALDave Curran est le bassiste de Unsane, l’ingé son des Melvins et le guitariste de Pigs. Pigs est aujourd’hui un trio basé à Brooklyn et formé avec Andrew Schneider (producteur de Cave-In, Converge…) et Jim Paradise (ex-Player’s Club). Il joue un rock noise, celui bien ancré dans les années 1990, néanmoins plus mélodieux. Comme dans Wronger, un nouvel album sorti en septembre dernier. C’est âpre, urgent, agressif, poisseux. C’est vendredi 13 novembre au Kalif à Rouen. Entretien avec Dave Curran.

 

 

 

Rouen est la dernière étape de votre tournée française. Comment s’est-elle déroulée ?

Très bien. Le public français est toujours accueillant. C’est trop cool. On s’amuse beaucoup. Avec Unsane, j’ai déjà fait pas mal de tournée en France et, à chaque fois, nous avons été bien reçu. Nous avons vécu des moments chaleureux. Les Français sont des connaisseurs en musique.

 

Est-ce le même plaisir de jouer avec Unsane qu’avec Pigs ?

Non, ce n’est pas le même plaisir. Pigs est vraiment un truc différent. Nous sommes une bande de bons mecs et nous nous amusons beaucoup. Nous ne nous prenons pas trop la tête. Par ailleurs, dans Pigs, je joue de la gratte et non de la basse. La guitare est mon premier instrument. J’en ai toujours joué à la maison. Le plaisir est aussi différent mais je ne sais pas l’exprimer. Avec la basse, il y a un truc rythmique. La guitare est un instrument résistant qui demande de l’énergie, de la concentration pour trouver des idées.

 

Est-ce que vous avez la même approche pour composer pour Unsane et pour Pigs ?

Dans Pigs, j’écris tous les textes. Pour moi, c’est plus intense. Je dois développer des techniques pour y arriver. C’est bizarre d’ailleurs. Mais je prends du plaisir à écrire maintenant. Je crois que ma poésie s’est simplifiée. Quand j’entame une chanson, j’aime bien la terminer. Des fois, ça marche, des fois, non.

 

Qu’aviez-vous en tête pour ce nouvel album ?

Quand j’entame l’écriture d’un nouvel album, j’ai toujours la même idée en tête : ne pas refaire le même disque. Pour cet album, nous avons fait un peu d’expérimentation. Comme j’ai déménagé au Texas, nous avons travaillé chacun de nos côtés avant de nous retrouver en studio.

 

D’où le côté plus spontané ?

Peut-être. J’ai bien travaillé de cette manière, dans l’urgence. Comme les jours de studio coûtent cher, nous n’avons pas de temps à perdre. Nous avons tout de même pu essayer quelques petits trucs. C’était très intéressant.

 

 

 

 

  • Vendredi 13 novembre à 20 heures (début des concerts) au Kalif à Rouen. Tarifs : 10 €, 8 €. Réservation sur www.lekalif.com
  • Premières parties : Sofy Major, Mothra