C’est une formation à géométrie variable d’une puissance XXL. L’orchestre tout puissant Marcel Duchamp, emmené par Vincent Bertholet, débarque mercredi 13 juin au 106 à Rouen.

Vincent Bertholet le confie. Il est « fier d’être reconnu ». Reconnu par Duchamp dans sa ville, une série de manifestations organisées par l’Université de Rouen Normandie. Le contrebassiste vient jouer avec sa formation, L’Orchestre tout puissant Marcel Duchamp, mercredi 13 juin au 106 à Rouen, la ville de l’artiste disparu il y a tout juste cinquante ans. « J’ai toujours apprécié son sens de l’humour et de la dérision. Nous sommes aussi issus de ce même milieu alternatif. Je me retrouve pas mal dans la démarche de Duchamp. Je ne suis pas un spécialiste de son œuvre mais il a fait en sorte d’éclater les conventions. Il a refusé toutes les étiquettes. C’est ce que nous essayons de faire en mélangeant nos diverses influences ». 

Du rêve et de la mélancolie

L’Orchestre tout puissant Marcel Duchamp se moque bien des styles. Ce collectif atypique, installé à Genève en Suisse, joue un post-punk festif, teinté de musique africaine. Ce qui prime cependant dans cette formation, c’est l’énergie, fournie désormais par 14 musiciens. Jusqu’à la transe. « C’est ce que je voulais au départ : avoir un véritable orchestre. J’ai toujours voulu transmettre et mettre en avant l’énergie d’un orchestre, l’énergie humaine. Au tout début, nous étions six. Il y a eu pas mal de départs et d’arrivées lors des premières années. J’ai profité des 10 ans du groupe pour accueillir de nouveaux musiciens venant d’horizons différents. À la base, beaucoup ne se connaissaient pas. C’était important de repartir de zéro pour inventer, écrire une histoire commune. Celle-ci s’écrit au fil des albums. C’est un projet de vie et on se voit bien très vieux ».

L’Orchestre tout puissant Marcel Duchamp est aujourd’hui « une grande famille », se réjouit Vincent Bertholet qui compose pour son groupe. « C’est beaucoup de travail mais j’adore ça. J’éprouve un vrai plaisir d’imaginer tous les instruments. C’est un cadeau que je me fais. J’improvise à la contrebasse, avec les loopers jusqu’à entrer en transe. La musique répétitive qui tourne me fait vibrer ». La musique de L’Orchestre tout puissant Marcel Duchamp est un cocktail de couleurs grisant. Le dernier album, Sauvage Formes, en est un nouvel exemple offrant des moments de rêverie, de mélancolie et d’allégresse.

 

 

  • Mercredi 13 juin à 20 heures au 106 à Rouen. Tarifs : de 18 à 4 €. Réservation au 02 32 10 88 60 ou sur www.le106.com