Les trois chanteuses, Carmen Maria Vega, Zaza Fournier et Cléa Vincent, s’amusent avec des chansons sur les femmes interprétées par des hommes. Les voilà sur scène en Garçons vendredi 13 octobre avec le théâtre Charles-Dullin au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen.

Trois filles qui se transforment en Garçons. Il ne leur manque rien : le costume, la chemise blanche, la cravate, le noeud papillon ou rien, les cheveux tirés en arrière… Et un répertoire de chanson. Pas n’importe lequel : celui d’interprètes masculins qui évoquent à leur manière les femmes.

Carmen Maria Vega, la tempêtueuse, Zaza Fournier, espiègle et charmeuse, et Cléa Vincent, toujours aussi douce, sont les Garçons vendredi 13 octobre au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen. Cette fois, c’est Garçons II. Accompagnées d’un homme, Raphaël Thyss, les trois chanteuses mettent à nouveau leur grain de sel dans la chanson française. « C’est notre culture. Nous avons toujours baigné là-dedans. Encore aujourd’hui, la chanson française reste le cœur de nos influences », explique Cléa Vincent.

Garçons n’est pas seulement un concert mais « un véritable spectacle. Nous ne voulions pas d’une suite de chansons. Nous avons sélectionné des titres, puis rangé selon un ordre pour raconter une histoire. C’est devenu un réel dialogue entre nous, un voyage dans l’histoire. Mêler théâtre et chanson, c’est très intéressant. Et c’est génial de jouer pour moi qui n’aie fait que chanter ».

Carmen Maria Vega, Zaza Fournier et Cléa Vincent jouent avec une quinzaine de chansons écrites entre les années 1950 et 1970. Elles ont puisé dans le répertoire de Jean Yann, Bobby Lapointe, Serge Gainsbourg, Michel Polnareff… « Ce sont des grands romantiques, des cœurs d’artichaut. Globalement, ils ne sont pas trop misogynes. Ce sont plutôt des hommes amoureux qui souffrent ». Les trois femmes se sont ainsi appropriées tout un pan de la chanson française avec appétit et malice.