C’est un film plusieurs fois primé. Rocambolesque de Loïc Nicoloff est une belle comédie historique projetée mercredi 17 mai à L’Ariel à Mont-Saint-Aignan lors du deuxième acte du Courtivore, festival dédié au court-métrage.

Il y a plein de raisons de rater un film historique. Loïc Nicoloff a évité tous les écueils. Avec Rocambolesque, le scénariste et réalisateur signe une jolie comédie du XIXe siècle au charme désuet et au ton léger. « J’ai voulu tourner un film différent. Jusqu’à présent, je me suis penché sur des faits contemporains ou fantastiques. Ma grande question a été : peut-on rendre crédible un univers historique ? Pour cela, il a fallu trouver le bon décor, les bons costumes…Surtout prendre beaucoup de temps ».

Loïc Nicoloff a posé sa caméra à Strasbourg en octobre 2015 pour tourner Rocambolesque. Il a trouvé les bâtiments de la fin du XIXe siècle pour raconter l’histoire de Pierre Alexis Ponson du Terrail, écrivain célèbre, créateur du personnage, Rocambole. « J’ai eu envie d’aborder les relations entre un auteur et son éditeur. Ponson de Terrail est prêt à sacrifier le personnage de son feuilleton quotidien parce que son éditeur refuse de l’augmenter. C’est une thématique très actuelle. Le rapport entre la création et l’argent est et reste très fort », remarque le réalisateur.

En duo avec Nicolas Marié

Rocambolesque est aussi un duo entre deux excellents comédiens. Amaury de Crayencour joue Ponson du Terrail. « Une belle rencontre ». Loïc Nicoloff a confié le rôle de l’éditeur à Nicolas Marié. « Il était déjà présent sur Second Seuil. Il s’était déplacé pour juste une demi-journée de tournage. C’est un vrai bonheur de travailler avec lui. Il a fait de ce personnage un homme qui n’est pas juste méchant. Il l’a rendu plus attachant, plus sensible que je ne l’avais imaginé. Il lui a aussi ajouté un grain de folie. Nicolas Marié est souvent dans la démesure mais toujours juste ».

A partir de Rocambolesque, primé de nombreuses fois, Loïc Nicoloff imagine une série de 10 films de 10 minutes. « L’idée est venue après le tournage. A la fin des six jours, l’équipe disait : on partirait bien pour un long métrage. J’ai commencé à réfléchir ». Comme le personnage principal, il s’est lancé dans une écriture sérielle. « C’est toujours très moderne. Il suffit de voir le succès des séries à la télévision. La logique reste la même : il faut terminer un feuilleton avec une surprise, du suspense pour donner envie de lire ou regarder le prochain ».

Autre écriture en cours : un long métrage sur Offenbach au moment où il compose La Belle Hélène. Loïc Nicoloff a déjà effectué quelques repérages à Etretat.

 

 

 

  • Mercredi 17 mai à 20 heures à L’Ariel à Mont-Saint-Aignan. Tarif : 4 €.
  • Mercredi 31 mai à 14 heures à l’Omnia à Rouen. Tarif : 4 €.