Dans Fre!heit qu’il interprète en solo, David Brandstätter de la compagnie Shifts partage sa vision de la liberté. Ce spectacle, entre performance et installation, est interprété jeudi 19 avril au Drakkar à Dieppe dans le cadre d’un temps fort sur la fragilité.

Qu’est-ce que la liberté ? La réponse est dans Fre!heit, un solo que David Brandstätter présente jeudi 19 avril à la scène nationale de Dieppe. Le danseur et chorégraphe de la compagnie Shifts s’est plongé dans les méandres de pensées philosophiques, historiques et sociologiques sur ce sujet si vaste. Toutes ces réflexions, il les a confrontées à des anecdotes autobiographiques pour s’interroger sur « le conflit entre le libre arbitre et l’instinct ou notre côté animal qui joue un rôle sur notre sentiment de liberté ». Dans sa pièce, David Brandstätter va plus loin dans son raisonnement. « Je me suis questionné sur la manière dont ce terme liberté peut être manipulé ou influencé nos pensées, nos sentiments. Les questions politiques ont beaucoup influencé l’écriture de la pièce. A ce moment-là, on parlait de Snowden, de l’élection du président en Allemagne… » Durant le spectacle, une voix off lit un texte pour partager quelques pensées.

C’est donc la frontière entre liberté et non-liberté que David Brandstätter interroge dans Fre!heit. Pour cela, « il était important de trouver des symboles ». Sur la scène, il place des tasses blanches en porcelaine, les déplace, les disperse, les regroupe… pour construire des images, des chemins. Toutes deviennent des points d’appui pour un danseur qui reste sans cesse en déséquilibre. « Je suis en balancement tout au long de la pièce et je risque de tomber à tout moment. Dans ce cadre contraint, il faut s’affirmer, engager le corps pour s’en libérer. Nous avons toujours besoin d’un cadre pour avancer. C’est très important pour garder un esprit créatif ».

Fre!heit donne une dimension théorique et physique de le liberté. Avec sa danse, David Brandstätter en cherche les limites et rappelle que cette valeur est régulièrement remise en cause.

 

 

  • Jeudi 19 avril à 20 heures au Drakkar à Neuville-lès-Dieppe. Tarif : 12 €. Réservation au 02 35 82 04 43 ou sur www.dsn.asso.fr