Dans Cocagne, présenté mardi 4 décembre au Rive gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray, puis en janvier au Phare au Havre, Emmanuelle Vo-Dinh explore nos relations avec les images à travers des grandes fresques dessinées par neuf interprètes.

photo Antoine Poupe

Surtout ne pas se fier au titre. Avec Cocagne, Emmanuelle Vo-Dinh n’emmène pas dans un pays fantasmé. « En fait, on veut atteindre tout l’inverse ». Cette nouvelle création de la directrice du centre chorégraphique national du Havre Normandie veut interpeler sur le flow d’images qui inonde le quotidien de chacun, influence de manière consciente ou pas notre imaginaire. .

Emmanuelle Vo-Dinh s’est inspirée de sources iconographiques, comme des photos d’actualités, des films (Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein, La Rabbia de Pasolini, Blow Up d’Antonioni…), la toile de Velázquez, Les Ménines avec l’Infante, entourée de demoiselles d’honneur. « Au fond, on voit Velázquez en train de peindre. On ne sait plus qui regarde qui ? Nous sommes faits de toutes ces images mais qu’en fait-on ? »

Cocagne est une suite de tableaux, de fresques vivantes. « Chaque séquence a son vocabulaire chorégraphique ». Là, les corps des neuf danseurs sont exposés, restent sans cesse en mouvement pour transmettre, voire représenter une émotion. Se succèdent alors le rire, les peines, la colère… entre une montée et une descente d’escalier.

 

 

Info pratiques

  • Mardi 4 décembre à 20h30 au Rive gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray. Tarifs : de 20 à 10 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 32 91 94 94.
  • Du mardi 22 au vendredi 25 janvier à 20h30 au Phare au Havre. Tarif : 10 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 35 19 10 20 ou sur www.levolcan.com