Dans Au-Delà, le danseur et chorégraphe congolais, DeLaVallet Bidiefono, évoque la mort et le rapport singulier qu’il entretient avec elle. Avec sa compagnie Baninga, il présente cette pièce mardi 31 mars et mercredi 1er avril au théâtre de La Foudre à Petit-Quevilly.

 

 

 

 

photo Christophe Raynaud de Lage

photo Christophe Raynaud de Lage

David Bobée le considère comme son frère. Pas étonnant parce que le metteur en scène, directeur du centre dramatique national de Haute-Normandie, et DeLaVallet Bidiefono, danseur puissant et chorégraphe, possèdent beaucoup de points communs dans leur conception de l’art, dans leur engagement, si passionné, dans leur langage artistique sans ambages.

 

On connaît le travail de DeLaVallet Bidiefono depuis la création de Nos Enfants nous font peur quand on les croise dans la rue, un texte de Ronan Chéneau sur l’Afrique mis en scène par David Bobée. Les deux artistes se retrouvent dans Hamlet et aussi dans Metamorphosis.

 

Dans Au-Delà, DeLaVallet Bidiefono, fondateur de la compagnie Baninga en 2005, rappelle que la vie ne tient qu’à un fil. Il est en effet question de mort tout au long de cette pièce chorégraphique coup de poing. Dans sa ville, Brazzaville, la mort danse avec le quotidien. DeLaVallet Bidiefono a vécu la guerre civile et toutes les conséquences inéluctables qui vont avec.

 

La vie est un combat incessant. Au-Delà, une création pour 6 danseurs, deux musiciens et un chanteur, est un combat aussi. L’engagement des corps y est total. La danse de DeLaVallet Bidiefono est électrique, brûlante pour conjurer le sort.

 

  • Mardi 31 mars, mercredi 1er avril à 20 heures au théâtre de La Foudre à Petit-Quevilly. Tarifs : 18 €, 13 €. Réservation au 02 35 03 29 78 ou sur www.cdn-hautenormandie.fr