We Love Rock’n Roll, c’est samedi 23 juin dans le pré du Bel-Ébat pour un concert géant. Chanteuses et chanteurs musiciennes et musiciens se retrouvent autour d’un répertoire allant des Beatles à Nirvana.

Marie-Laure, Valérie et Brigitte sont trois copines, trois « vieilles rock’n rolleuses », comme elles s’amusent à se définir. Elles font partie des mille artistes amateurs inscrits pour participer samedi 23 juin sur le pré du Bel-Ébat à Évreux à We Love rock’n roll, un projet musical participatif lancé en début de saison par le Tangram. Un projet un peu fou qui prend la forme d’un concert géant avec des chanteuses et des chanteurs, des guitaristes, des bassistes, des claviéristes, des batteuses et des batteurs, des très jeunes, 7 ans, et des moins jeunes, 73 ans. S’il y a presque une parité pour la batterie (51 % de femmes, 49 % d’hommes) et les claviers (55 % de femmes, 45 % d’hommes), les écarts sont larges pour la basse (13 % de femmes, 87 % d’hommes), la guitare (8 % de femmes, 92 % d’hommes) et le chant (79 % de femmes, 21 % d’hommes).

Ensemble, ils vont faire des étapes musicales dans l’histoire du rock de Twist and Shout (1961) des Beatles à The Pretender (2007) des Foo Fighters en passant par Purple Haze (1966) de Jimi Hendrix, Immigrant Song (1970) de Led Zeppelin, I Love rock’n roll (1975) de Joan Jett, Close to me (1985) de The Cure, Les Enfants Loups (1990) de Black Maria et Lithium (1992) de Nirvana.

« Comme des gamines  »

À quelques jours de l’événement, « la pression monte ». Marie-Laure, Valérie et Brigitte se sont beaucoup investi dans ce projet. « Nous nous amusons mais nous chantons sérieusement ». Elles ont d’ailleurs répété toutes les trois ensemble tous les quinze jours. Au-delà de relever un défi ou de jouer les rock’n rolleuses, les trois femmes ont voulu partager « une aventure humaine. Dès la première répétition, on a senti une énergie. C’était exceptionnel ». Il a néanmoins fallu qu’elles soient rassurées. « Les organisateurs ont commencé à dédramatiser la situation. Nous n’avons pas l’habitude de chanter avec des musiciens. Et le répertoire n’est pas simple. Alors, on se dépasse. Au début, on se dit que l’on ne va jamais réussir à interpréter ces chansons. Puis, il y a l’émulation, une ambiance fabuleuse ».

Une annonce sur les réseaux sociaux et une participation aux Veilleurs d’Évreux ont vite séduit les trois femmes qui n’ont jusque-là jamais chanté. Outre « dans la salle de bains » ou « dans la voiture ». Cette expérience leur a donné quelques envies de poursuivre cette expérience de chant. « On est vraiment bien après avoir chanté. C’est comme une thérapie. Après les répétitions, on est euphoriques. Comme des gamines ! ».

Infos pratiques

  • Concert dimanche 23 juin à 16 heures sur le pré du Bel-Ébat à Évreux