Il est l’un des neuf artistes invités à Un Été au Havre qui commence samedi 29 juin. Le sculpteur et peintre brésilien, Enrique Oliveira, compose Sisyphus Casemate, une création monumentale, aux jardins suspendus.

Quand Jean Blaise lui a proposé d’investir le centre ville du Havre, Enrique Oliveira a décliné la proposition du directeur artistique d’Un Été au Havre. Le sculpteur et peintre brésilien n’a pas souhaité se confronter à l’architecture de Perret et trouvé sa place. Venu en repérage à l’automne 2018, il a préféré les jardins suspendus. « J’ai eu un coup de cœur pour ce lieu ». Depuis presque deux mois, il s’est installé dans une des alvéoles de l’ancien fort militaire, construit au XIXe siècle. « Je suis comme dans une galerie de musée, entre une sculpture et les éléments naturels ».

C’est donc in situ qu’il conçoit sa sculpture monumentale. Là, « la nature s’introduit dans la nature ». Enrique Oliveira a imaginé Sisyphus Casemate, une racine sortant des entrailles de la terre et venant perturber l’architecture rigide du lieu. Impressionnante par sa taille, plus de 20 mètres, elle n’est pas moins effrayante quand on circule entre ces grands tentacules. Pour la modeler avec sa vingtaine de ramifications, il a fallu 150 m3 de bois, 2 mois de travail acharné avec une équipe de 7 personnes dont 5 étudiants de l’Esadhar. Sisyphus Casemate est un assemblage de carton, de papier mâché et de différentes essences de bois. Il y a tout d’abord des plaques de contreplaqué découpé, récupérées sur les chantiers au Brésil et des écorces d’arbres trouvées dans la forêt de Montgeon au Havre.

Avec Sisyphus Casemate, Enrique Oliveira ne veut pas imposer un message ou pousser un cri d’alerte. Proche de la nature, sensible à sa protection, l’artiste brésilien souhaite interroger le public sur tout l’effort déployé par son équipe pour parvenir à la réalisation de son œuvre. Un effort aussi intense en quantité comme en qualité pour protéger la nature.

Infos pratiques

  • À partir du 29 juin dans les Jardins suspendus au Havre.