Le collectif HSH a carte blanche du 2 au 4 mai à la galerie du Pôle Image à Rouen. Ce sera les Etats réunis ou la projection des quatre films du projet Etat des lieux.

 

Photo collectif HSH

Photo collectif HSH

Quand ils tournent, ils s’imposent de véritables contraintes : ne pas écrire de scénario à l’avance, travailler dans un temps bien défini, avec des lumières naturelles et de manière spontanée. Victor De Las Heras, NikodiO, Paatrice Marchand, Lison de Ridder du collectif rouennais HSH ont réalisé ensemble entre 2010 et 2014 quatre films d’animadocufiction. Terme à rallonge pour signifier que les quatre réalisateurs aiment mélanger les genres. Dans leurs courts métrages issus du projet Etat des lieux, soutenu par le pôle Image Haute-Normandie, ils confrontent des prises de vue pour leur côté documentaire à des images d’animation pour le fun. Le tout pour raconter des émotions.

 

Etats des lieux comprend jusqu’à présent quatre films. Le premier a été tourné lors du festival Mens, alors !. Etat de siège, avec la participation des habitants et des artistes, évoque tout simplement la condition des sièges lors d’une manifestation. Etat d’esprit, inspiré de la programmation du festival de magie au Channel, scène nationale de Calais, est « plus mystique. Nous avons souhaité capter une ambiance, une atmosphère », indique NikodiO. Pour Plateau, les quatre artistes de HSH sont allés au lycée agricole au Neubourg.

 

A Cherbourg

Le quatrième court métrage, Etat des lieux, est un clin d’œil aux Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy. « C’est aussi un hommage à ce film qui est sorti en 1963. Il y a tout juste 50 ans lorsque nous y étions. Les parapluies de Cherbourg reste un film atypique, un ovni dans le paysage cinématographique. Demy a essayé de voir le cinéma différemment à l’époque. Tout au long de son film, il demeure sur un fil tranchant, entre humour et cynisme ».

 

En 2013, Victor De Las Heras, NikodiO, Paatrice Marchand, Lison de Ridder sont ainsi allés faire un état des lieux de cette ville. « L’économie n’est plus la même. Il y a moins de marins. Les habitants travaillent davantage dans le nucléaire. Nous nous sommes demandés ce qu’étaient devenus les différents magasins ».

 

Ce quatrième film relève d’une démarche nouvelle pour les quatre réalisateurs. Ils n’ont pas entamé leur travail ex-nihilo mais à partir d’une œuvre. « Le film de Demy nous a mis dans un état d’esprit. Nous avions en tête les couleurs du film. Les thématiques comme la dualité, l’amour, les conventions sociales se sont imposées à nous. Nous les avons donc toutes réinterprétées ».

 

La projection des quatre films permet de suivre l’évolution d’un collectif très créatif.

 

  • Vendredi 2 mai à partir de 18 heures, samedi 3 et dimanche 4 mai de 14 heures à 18 heures à la galerie du Pôle Image Haute-Normandie, rue de la Chaîne à Rouen. Entrée libre.
  • Performance surprise du collectif HSH dimanche 4 mai à 18 heures.