Nico And The Red  Shoes_MDElle a un visage d’ange, une voix douce qui laissent transparaître une certaine fragilité. Rien de cela dans sa musique. Nico aime les sons synthétiques plutôt froids, une electro pop groovy quelque peu mélancolique. Artiste originaire du Cameroun, Nico s’est nourrie au cours de nombreux voyages. Elle est désormais installée à Paris, tourne avec The Red Shoes, une formation au départ imaginaire. Nico a pour l’instant dévoilé deux titres, Shame et Paper Bag. Pour écouter le premier EP, il faudra attendre septembre prochain. Pour  voir Nico and The Red Shoes, c’est vendredi 10 avril à la scène nationale de Dieppe lors du festival des Ecritures électriques. Interview.

 

Est-ce que la musique a été une évidence pour vous ?

Oui, ma famille aime et pratique la musique. Chez moi, c’est naturel de chanter. J’ai grandi dans une ambiance musicale. Au fil des années, la musique a pris le dessus. Notamment lorsque j’ai commencé à voyager. Mais j’ai toujours su que je ferais de la musique. C’était inévitable pour moi. Elle m’a tellement accompagnée.

 

Pourquoi les voyages ont-ils été importants ?

Au Cameroun, le contexte n’est pas évident. Si je voulais faire de la musique, je savais que je devais partir définitivement. Je suis tout d’abord partie pour suivre mes études. Ensuite, j’ai voyagé par curiosité. La musique est alors devenue mon refuge contre la solitude. Pendant mes voyages, il y a eu des moments de joie et aussi des moments difficiles. La musique était vraiment ma roue de secours. Puis, j’ai commencé à entendre des mots. Je me suis à écrire des textes. C’est vital aujourd’hui. Mon identité musicale s’est construite au fur et à mesure, lors de ces voyages. Cependant, ce son s’est matérialisé à Paris. J’ai beaucoup travaillé.

 

L’écriture est davantage spontanée pour vous ?

Oui, c’est très spontané. Je raconte le quotidien. Ce n’est pas toujours autobiographique. C’est davantage lié à ce que je vois dans le moment.

 

 

 

Qui sont les Red Shoes ?

C’est un clin d’œil à ma passion pour la danse classique, en particulier au film de Michael Powell et Emeric Pressburger. Une danseuse, Victoria Page, est obsédée par la danse. Elle se sent libre lorsqu’elle enfile ses chaussons de danse. The Red Shoes, ce sont aujourd’hui les musiciens avec qui je travaille, toutes les personnes qui m’ont aidée jusqu’à présent.

 

Est-ce que vous vous sentez aussi libre que Victoria Page lorsque vous jouez de la musique ?

Oui, absolument. Je me sens forte. Je peux me soulager de mes tracas. Je peux me débarrasser de mes obsessions.

 

Le programme des Ecritures électriques

  • Vendredi 10 avril à partir de 20 heures : Arthur S & Le Professeur Inlassable, Verveine, Nico and The Red Shoes, dj set avec Fez Rector
  • Samedi 11 avril à partir de 20 heures : Gonzo Conférence, Gérald Kurdian, Grand Blanc, dj set avec Raph & Niten
  • Tarifs : 15 € la soirée, 25 € le pass 2 soirées
  • Le lieu : DSN, quai Bérigny à Dieppe
  • Réservation au 02 35 82 04 43 ou sur www.dsn.asso.fr