Après Bertrand Belin et Hindi Zahra, c’est Rodolphe Burger qui va inscrire son empreinte à Rush. Le festival du 106 se déroule du 1er au 3 juin sur la presqu’île Rollet à Rouen. Un choix qui annonce des instants lumineux.

photo Julien Mignot

Rodolphe Burger, c’est l’élégance. Celle d’un musicien qui transporte dans des univers intimes et en mouvement. L’artiste prolifique se promène depuis plusieurs années dans une poésie contemporaine aux confins du rock, du blues et du jazz. Rodolphe Buger est l’artiste associé à la prochaine édition de Rush, le festival du 106 qui se tient du 1er au 3 juin sur la presqu’île Rollet à Rouen. La programmation d’un tel événement, il connaît ça puisqu’il est l’organisateur de C’est dans la vallée, temps fort musical à Sainte-Marie-aux-Mines dans le Haut-Rhin.

« Je suis ravi d’avoir pu participer à la conception de cette édition. Je trouve cela formidable de solliciter des artistes. Je considère que c’est aussi un luxe de pouvoir suggérer des artistes. Pour Rush, nous avons énormément de propositions qui correspondent à nos désirs ». Rodolphe Burger a également été séduit par le lieu. « Le site est magnifique. Ce n’est pas toujours le cas pour un festival. Il y a un bau décor naturel, bucolique qui ouvre sur un paysage industriel avec, à proximité, la Seine. C’est un lieu très inspirant. Quant au dispositif avec les trois scènes, il permet de composer, de travailler sur des ambiances, des espaces, des jauges. La déambulation fait partie de l’attrait du festival ».

Un festival qui devient payant

Rush est un festival qui se veut audacieux. « Une structure comme la nôtre doit adopter une situation différente, inventer ce qu’est un festival aujourd’hui, rappelle Jean-Christophe Aplincourt, directeur du 106. Il est transdisciplinaire avec des artistes à découvrir. Un festival est un moment de civilisation particulier qui permet de découvrir des nouveautés et de s’ouvrir sur le monde ». Cette année, le festival Rush devient payant « pour maîtriser le flux et pouvoir rester sur le beau site de la presqu’île ». La foule pour le concert de Rilès en 2017 a donné quelques sueurs froides. C’est la transe qui a été retenue comme thème pour ce Rush 2018. Selon Rodolphe Burger, « elle est une composante des musiques qui nous intéressent, nous nous font sortir de nous et provoquent des effets extatiques ».

Rush, c’est avant tout des concerts avec Los Pirañas, groupe psychédélique colombien, Kokoko ! et leurs instruments de fortune, Bombino, Jeanne Added, Arnaud Rebotini qui vient de recevoir un César pour la composition de la BO de 120 Battements par minute, Kavinsky, Sons of Kemet, The Dead Brothers, Révérend Beatman et son blues surréaliste, Ty Segall & The Freedom Band… Sans oublier Ellah A Thaun, Seigneur et Impossibe, les trois groupes normands. Rodophe Burger promet quelques surprises avec des musiciens invités, dont Helmut Tellier de La Maison Tellier. Rush, c’est aussi des performances avec Fantazio et Constantin Leu, une conférence d’Agnès Gayraud sur l’esthétique des musiques populaires, et du cinéma avec la projection de In The Land of the head huniers d’Edward S. Curtis.

  • Rush, du 1er au 3 juin sur la presqu’île Rollet à Rouen. Tarifs : de 24 à 10 €, les trois jours, de 10 à 4 € une journée, gratuit pour les moins de 13 ans. Réservation sur www.le106.com
  • Programmation complète sur http://rush.le106.com