2015-10-17-BIRDY-NAM-NAM-bnn-la-stree-20150911-140746 2Un clip décalé qui annonce un retour… Birdy Nam Nam, en trio désormais depuis le départ de Dj Pone, poursuit sa belle aventure musicale. Les champions du turntablism ont composé Dance or die, titre d’un nouvel album qui sortira début 2016, dix ans après le premier. On attendait avec impatience Crazy B, Little Mike et Dj Need, leurs morceaux puissants et leur performance live. Les trois complices ont fait un passage samedi 17 octobre au festival Ouest Park au Havre. Ils jouent samedi 5 décembre au 106 à Rouen. Entretien avec Dj Need.

 

Vous commencez à nouveau la tournée avant la sortie du nouvel album. Pourquoi ?

C’est un peu la manière dont on a toujours fonctionné. On revient sur scène, à l’endroit où nous rencontrons le plus naturellement le public avec un répertoire enrichi. Tout cela est assez instinctif. En fait, nous procédons de cette façon depuis le deuxième album. C’est un album qu’on avait du mal à terminer. On a ainsi lancé la tournée avant sa sortie. On s’est aperçu d’un avantage : il y a un effet de masse d’un point de vue communication. Jusqu’à la date de sortie, nous allons sortir des singles, enchaîner les dates

 

Est-ce que vous travaillez également de manière instinctive lorsque vous composez ?

Oui, nous faisons les choses en effet de manière instinctive. On fait et on réfléchit après. Par nature, on se nourrit de l’air du temps. Nous nous intéressons aux nouveaux styles, aux nouveaux genres, aux nouveaux outils. Pour écrire un titre, il nous faut un thème, une ambiance qui doivent servir au mieux sa dramaturgie.

 

Dans Dance or die, vous délaissez quelque peu les platines pour vous tourner vers des claviers, des boîtes à rythmes…

On ne délaisse pas vraiment les platines. Cependant, nous avons vite vu les limites pour écrire la musique, les mélodies. Un morceau n’est jamais terminé quand il ne passe pas par les platines. Celles-ci ont toujours un rôle pour amener de la vie, du groove et font partie de notre identité.

 

Comme les images

Cela dépend des morceaux. Nous avons parfois besoin de l’image pour expliquer l’état d’esprit dans lequel ils ont été écrits. Par ailleurs, c’est une évolution normale, la musique est de plus en plus liée à l’image.

 

 

 

 

Vous êtes désormais trois. Est-ce que cela a modifié votre manière de travailler ?

Non. Dj Pone a annoncé son départ en août 2013. On s’est retrouvé en studio six mois plus tard. On ne savait pas vraiment où on en était. Il y a eu un temps de latence qui a été bénéfique. Ensuite, nous étions prêts à y aller. Même si nous avions tous recommencé chacun de notre côté.

 

Prêts avec des envies particulières ?

Birdy Nam Nam, c’est la fusion de toutes nos envies. Cet album est le fruit de notre travail à trois. Chacun a influencé un titre. L’élément nouveau : c’est Mike qui assure la production. Il a les capacités à faire le son. Cela permet de conserver l’identité et l’ADN de Birdy Nam Nam.

 

Le titre de l’album, Dance or die sonne comme un slogan. Pourquoi ?

Cela a fait partie des réflexions qui nous occupaient. Soit le titre évoquait un univers, soit il ressemblait à un slogan. Nous avons choisi le slogan. Dance est un mot qui revenait très souvent parce qu’il est important quand on parle de musique. De plus, tous les titres du nouvel album se danse. Il fallait trouver un autre mot pour contrebalancer le terme de dance qui renvoie à la vie, au plaisir. Donc, die, mourir. La vie, ce sont les hauts et les bas, les succès et les galères…

 

  • Samedi 5 décembre à 20 heures au 106 à Rouen. Tarifs : de 30 à 20 €. Réservation au 02 32 10 88 60 ou sur www.le106.com
  • Jeudi 11 février à 20 heures au Cargö à Caen. Tarifs : de 27 à 21 €. Réservation au 02 31 86 79 31 ou sur www.lecargo.fr