C’est la quatrième édition du festival du film canadien à Dieppe. Au programme du 20 au 26 septembre : des projections, des rencontres, des lectures, des ateliers et la célèbre Poutine à déguster.

Le festival du film canadien à Dieppe a connu quelques traversées tumultueuses. Avec cette quatrième édition qui commence mercredi 20 septembre, il prend un véritable envol. Et ce n’est pas fini. L’équipe a de nouvelles ambitions. « Nous souhaitons devenir un carrefour pour le cinéma canadien qui est en vogue aujourd’hui. Il y a de plus en plus de co-productions européennes, notamment avec la France et la Belgique. Nous avons déjà dressé des passerelles avec l’Angleterre. Dieppe doit être au centre de ce triangle France-Angleterre-Canada », annonce Nicolas Bellenchombre, délégué général du festival.

Outre une soirée d’ouverture avec tapis rouge et cocktail, l’événement cinématographique propose une sélection de longs métrages, plus diverse et importante que les années précédentes. « Nous avons voulu être éclectiques », souligne Nicolas Bellenchombre. Eclectique dans les genres avec la présentation de comédies, de drames, de fantastique, de documentaires, de l’animation… Cette année, le festival fera voyager dans tout le Canada. Même la majorité des films ont été tournés dans la province québécoise, les autres viennent de l’Ontario, de la Nouvelle Écosse, de la Colombie britannique…

Un grand périple pour découvrir ce qu’est aujourd’hui le cinéma au Canada où se tournent plus de cent films par an. Selon Nicolas Bellenchombre, « c’est un cinéma vraiment atypique qui garde toujours une singularité. Les réalisateurs ont copié la technique américaine pour traiter des sujets de société. Ils ont donc une façon très personnelle d’aborder leurs problèmes. Ils savent prendre toujours le contrepoids des choses. Depuis quelque temps, il y a un cinéma qui est en train d’apparaître, c’est le cinéma autochtone. Nous programmons Angry Inuk, un documentaire sur la chasse aux phoques dans lequel les Inuits exposent leur point de vue ». Dans cette sélection, il est question de maladie, de fuite, de double personnalité, de vies cabossées. Des projections qui se font en présence des équipes de tournage.

Les films en compétition

  • Angry Inuk d’Althea Arnaquq-Baril : avec un humour qui les caractérise, des inuits évoquent la chasse aux phoques et leur combat contre les opposants à cette pratique ancestrale.
  • C’est le coeur qui meurt en dernier d’Alexis Durand-Brault : un auteur de 47 ans décide de renouer des liens avec sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer.
  • First Round Down de Brett M. Butler et Jason G. Butler : le passé d’un ancien tueur à gages lui remonte très vite alors qu’il revient dans sa ville natale pour s’occuper de son frère.
  • Nelly d’Anne Emond : c’est un film librement inspiré de la vie de Nelly Arcan.
  • Prank de Vincent Biron : un adolescent est recruté par trois autres pour filmer leurs 400 coups.
  • Tadoussac de Martin Laroche : Chloé, 18 ans, quitte la ville pour la campagne et intrigue les habitants avec son comportement étrange.
  • The Devout de Connor Gaston : un père se met en tête que sa fille, malade, a eu une vie antérieure d’astronaute.
  • Window Horses d’Ann-Marie Flemming : un film d’animation dans lequel une jeune poétesse canadienne se retrouve face à son passé en compagnie d’auteurs perses en Iran.

Les membres du jury

Richard Anconina, comédien

Ludovic Bource, musicien

Jean-Sébastien Petitdemange, journaliste

Brenock O’Connor : acteur et chanteur

Corine Marienneau : musicienne

Jock Locke : comédien

Jean-Edouard Criquioche, exploitant de salles

Programmation complète sur www.festivaldufilmcanadiendedieppe.fr