Cami, humour, délices et morgue… Tout un programme concocté par la compagnie H3P qui raconte des histoires surréalistes écrites par Pierre-Henri Cami. C’est jeudi 2 et vendredi 3 avril à la salle Louis-Jouvet à Rouen.

 

photo Fabien Debrabandère

photo Fabien Debrabandère

Voilà les morts qui reviennent au pays des vivants… Nicolas Ducron, metteur en scène de la compagnie H3P, a pioché dans la bibliographie de Pierre-Henri Cami (1884-1958) les pièces de théâtre et les chansons évoquant la mort et la résurrection. Ce sont des formes courtes certes classiques mais percutantes, grinçantes et drôles. Avec ses histoires morbides, « Cami rappelait que l’on a besoin de rire et que vivre doit être drôle », remarque Nicolas Ducron.

 

Pierre-Henri Cami le faisait dans une langue élégante. « Il y a un petit côté désuet avec ce vocabulaire riche. Il y avait beaucoup de subtilités dans les tournures de phrases. En revanche, dans les thèmes abordés, il était très moderne. Il a écrit sur l’écologie, le transgenre, la vente des armes… Dans la première période d’écriture, Cami était dans la parodie, la légèreté. Ensuite, avec le rire, il cherche à dénoncer quelque chose. Il a une vision du monde très lucide et très juste ».

 

Le comique est constamment présent dans les histoires de Cami. La cruauté également. Les personnages sont des stéréotypes, des caricatures. Une occasion pour Nicolas Ducron de poursuivre son travail sur le masque. Avec Cami, humour, délices et morgue…, on plonge dans un univers proche de celui de Tim Burton avec des gueules cassées, fantastiques. « Neuf comédiens sont sur scène. J’ai réuni des personnes d’âge, de taille et de poids différents. Les hommes peuvent jouer des femmes et des femmes, des hommes. Cela crée des ambiances pleines de fantaisie et de fantasmagories. Cami, c’est une vraie boîte à malice ».

 

  • Jeudi 2 et vendredi 3 avril à 19h30 à la salle Louis-Jouvet à Rouen. Tarifs : de 15 à 6 €. Réservation au 02 35 98 45 05 ou sur www.chapellesaintlouis.com