Hasnaa Bennani 2 � 'bdllah Lasri - copieHasnaa Bennani est une voix. Une belle voix qui étincelle dans le répertoire baroque. Diplômée du conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, la jeune soprano s’est perfectionnée auprès de Howard Crook, d’Isabelle Poulenard, de Stéphane Fuget. Elle se produit avec des ensembles de renom dont le Poème harmonique, sur de grandes scènes. Pour les Musicales de Normandie, Hasnaa Bennani est entourée de Christine Plubeau, viole de gambe, et de Laurent Stewart, clavecin dans un répertoire de musique française.

 

Quand avez-vous commencé à chanter ?

J’ai commencé en fait par jouer du violon quand j’étais au Maroc. Je me suis ensuite intéressée au chant. C’est venu plus tard. J’ai chanté dans plusieurs chœurs. A 18 ans, j’ai décidé de suivre mes études en France. Cela a duré quatre ans. Et maintenant, j’y suis. Je suis chanteuse.

 

Jouez-vous toujours du violon ?

Je ne joue pas de manière professionnelle.

 

Est-ce que le chant lyrique est venu tout naturellement ?

Non, pas du tout. Au Maroc, il ne fait pas partie de la culture. Cependant, j’ai des parents mélomanes et une sœur qui est chef de chœur. L’apprentissage du violon m’a emmené vers la musique classique. Il y a eu ensuite une autre étape. Je me suis dirigée vers la musique ancienne. Lors d’un stage, j’ai eu une révélation.

 

Pourquoi une révélation ?

Pour moi, la musique ancienne est évidente. Je me sens bien dans ce répertoire. Quand on commence une carrière artistique, on se cherche toujours un peu. J’ai trouvé là ce qui me convenait. C’est un univers qui va bien à ma voix et à mon corps. Cette musique traduit ce que je voulais exprimer.

 

Quels sont vos compositeurs favoris ?

J’ai un amour tout particulier pour la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles, comme Lully, Charpentier, Rameau. J’aime aussi beaucoup la musique italienne.

 

Qu’est-ce qui vous a animé dans l’élaboration du programme que vous chantez pour les Musicales de Normandie ?

J’ai eu envie de raconter de raconter des histoires, de présenter des petites saynètes, comme Le Triomphe de la constance de Montéclair qui évoque l’amour éternel, Esther, composé également par Montéclair, et Abraham de Clérambault qui sont des récits sur le sacrifice. J’ai ajouté des airs de cour de Charpentier. Ce sont des vrais bijoux qui sont très agréables à chanter et qui permettent de varier les expressions.

 

  • Samedi 17 août à 20h30 en l’église Saint-Etienne à Fécamp
  • Tarifs : 15 €, 12 €. Réservations au 09 53 23 27 58.