Jojo au bord du monde est une histoire fantastique écrite par Stéphane Jaubertie et racontée par Les Tombé.e.s des nues. À voir le 2 mai au Drakkar à Neuville-lès-Dieppe, le 7 mai au Sillon à Petit-Couronne et le 15 mai à L’Étincelle à Rouen.

Ça ne tourne pas bien rond dans la tête de Jojo. Depuis que ses parents sont partis en vacances au soleil, il est dans la rue avec pour seuls compagnons, son ballon et son skate. « C’est un personnage complexe qui se dévoile scène après scène. Il faut lui enlever des couches. On pourrait le comparer à Alice d’Alice aux pays des merveilles. Durant toute la pièce, il va beaucoup évoluer », commente Pierre Delmotte, metteur en scène. Une évolution qui ne pourra se faire uniquement au contact d’un autre personnage bien cabossé aussi, la vieille fée Jilette qui perd la boule.

Grâce à cette grand-mère, le garçon va effectuer un voyage inattendu, affronter diverses épreuves, surmonter ses peurs. À un moment où Jilette doit quitter le monde, Jojo sera armé pour l’affronter et retrouver goût à la vie. «  Comme un passage de relais ». Ensemble, ils auront eu le temps de partager de beaux moments de complicité. 

Conte initiatique

Jojo au bord du monde est un conte initiatique de Stéphane Jaubertie. L’auteur à la plume délicate et irrévérencieuse questionne là la solitude, la maladie, l’amitié et la volonté de grandir. Avec lui, c’est toujours drôle et bouleversant. « C’est un vrai texte de théâtre avec une vraie langue ».

Pierre Delmotte a confié de rôle de Jojo à Aure Rodenbour. « Cela donne une autre profondeur au personnage. Il y a désormais presque une évidence. Ce qui permet une identification plus forte ». Jean-François Levistre est une Mémé Jilette déjantée et tendre. Jojo et Jilette avancent non loin d’Anita, la fille de la vieille fée, complètement dépressive, (Hélène Francisci), de Billy-Juan, un ado paumé (Nicolas Dégremont). Ils évoluent dans une scénographie mouvante, faite de gros tuyaux qui se transforment en espace urbain désert ou en forêt inquiétante. Un vrai labyrinthe, symbole de la vie.h

Infos pratiques

  • Jeudi 2 mai à 20 heures au Drakkar à Neuville-lès-Dieppe. Tarifs : de 23 à 10 €. Réservation au 02 35 82 04 43 ou sur www.dsn.asso.fr
  • Mardi 7 mai à 19 heures au Sillon à Petit-Couronne. Tarifs : 8 €, 3 €. Réservation au 02 35 69 12 13
  • Mercredi 15 mai à 18 heures à la chapelle Saint-Louis à Rouen. Tarifs : 6 €, 3 €. Réservation au 02 35 98 45 05 ou sur www.letincelle-rouen.fr
  • Spectacle tout public partir de 10 ans