gael faure 1Gaël Faure a fait la Nouvelle Star. C’était la même année que Christophe Willem. Un épisode dans la vie de cet artiste affable, souriant, charmant, qui ne veut pas précipiter les choses. Pourtant, Gaël Faure parle vite, semble courir après le temps. Mais il a appris la patience, loin du star system, pour éviter les erreurs. Il sait aussi happer. Difficile de résister à ce timbre chaud, à cette douce et lumineuse mélancolie contenue dans ce premier album, De Silences en bascules. Gaël Faure est vendredi 10 octobre au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen.

 

Vous considérez De Silences en bascules comme votre premier album. Or, il y a eu un précédent. A-t-il été difficile pour vous de trouver votre identité artistique ?

Cet album dont vous parlez n’est pas vraiment un album. Honnêtement, c’est plus un essai. Ce sont des premières compositions qui n’ont pas d’âme. Du coup, j’essaie de moins en parler. Quand on se cherche, on fait des erreurs. Ce premier album est les prémices qui m’ont permis de trouver ma voie, en effet. Pour cela, il a fallu pas mal d’années. Il a fallu donner des concerts, rencontrer des personnes, notamment des personnes du milieu.

 

Vous avez alors trouvé cette voie dans le regard des autres.

Pas vraiment. C’est venu en m’inspirant, en travaillant, en jouant de la guitare. A un moment, j’ai écouté beaucoup de musique. J’ai joué beaucoup de guitare. Je ne voulais pas prendre de cours parce que je voulais trouver mon truc à moi. J’ai vraiment beaucoup travaillé.

 

Avant le vrai premier album, vous avez beaucoup tourné. Vous aviez besoin du retour du public.

J’attendais une objectivité. J’ai assuré pas mal de premières parties. J’aime ça parce que tu as un jugement direct. Le public t’écoute ou pas. Donc, il faut aller le chercher. Dans une ère où tout est presque formaté, fabriqué, c’est important. J’aime bien les choses vraies. Alors, c’est très difficile. C’est un exercice délicat. Cela met en danger. Mais on sait qui on est.

 

Pensez-vous à ce public lorsque vous composez ?

Au départ, je n’y pense pas. Il faut laisser la musique parler d’elle-même, aller au feeling et surtout ne pas analyser. Il faut que la musique vienne du plus profond de toi-même. Je pense au public lorsque je travaille les arrangements.

 

 

 

Que vous ont apporté les auteurs que vous avez choisis pour De Silences en bascules ?

Ce sont des personnes qui fonctionnement de la même manière que moi. Ben Ricour est désormais comme un grand frère. Comme moi, il fait attention au temps, aux sentiments, aux choses de la vie… Quant à Fabien Bœuf, il est dans le vrai.

 

Est-ce que la prochaine étape pour vous sera l’écriture des textes ?

C’est tout à fait cela. Je termine un stage à Astaffort chez Francis Cabrel. J’y suis allé pour chercher des clés. En écriture, je manque encore de confiance en moi. Il y a une pudeur qui n’est pas la même. Comme je veux chanter en français, c’est très délicat. Les mots me font peur. La prochaine étape, c’est en effet l’écriture.

 

Vous aimez bien prendre votre temps.

Oui, pourtant je suis assez speed. En musique, prendre son temps est primordial parce que tu évolues dans un domaine où tu n’as pas le droit à l’erreur. Je suis aussi quelqu’un de perfectionniste.

 

  • Vendredi 10 octobre à 20h30 au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen. Tarifs : de 16 à 8 €. Réservation au 02 35 73 95 15 ou sur www.trianontransatlantique.com
  • Première partie : Nicom