Les Musicales de Normandie reviennent en août. Le festival s’installe au bois des Moutiers à Varengeville-sur-Mer où se produisent la mezzo-soprano Åsa Junesjö et le pianiste Yann Zarzelli. Gagnez vos places en écrivant à relikto.contact@gmail.com

Varengeville, le bois des Moutiers, un salon avec vue sur la mer… C’est le lieu qui a inspiré à Åsa Junesjö le programme de ce nouveau concert des Musicales de Normandie samedi 4 août. « Je suis partie du thème de l’eau ». Un vaste sujet en musique. Dans cet immense répertoire, la mezzo-soprano a choisi ses compositeurs préférés : Elgar, Sibelius, Stenhammar, Grieg. « J’aime beaucoup cette période, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Quand on pense à la Scandinavie, on évoque très souvent cette âme en clair-obscur avec la lumière permanente l’été et le noir de l’hiver. On ressent des émotions fortes pendant ces deux périodes. Il n’y a pas de demi-mesure », confie la chanteuse suédoise. Ces pièces musicales sont aussi une occasion pour Åsa Junesjö de montrer toutes les couleurs de sa voix. « Mon professeur de chant m’a toujours répété qu’il fallait construire un programme allant du grave à l’aigu. Je vais finir en soprano ».

Accompagnée par le pianiste Yann Zarzelli, Åsa Junesjö commence le concert Fantastique Mer avec les Sea Pictures d’Edward Elgar (1857-1934), cinq mélodies mystérieuses, composées en 1899, pour rappeler que la mer peut être accueillante ou se révéler une compagne terrible. Suivent trois cycles de Mélodie pour piano et voix de Jean Sibelius (1865-1957), de Wilhem Stenhammar (1871-1927) et d’Edward Grieg (1843-1907). Dans ces œuvres, il y a des influences de Wagner et de la nature, des instants expressionnistes, profonds et tragiques, des élans de joie. En contrepoint, Åsa Junesjö ajoute des partitions de deux compositeurs français, Claude Debussy (1862-1918) avec Auprès de cette grotte sombre et Hector Berlioz (1803-1869), avec La Mort d’Ophélie et L’Île inconnue, un extrait des Nuits d’été, où se mêlent la beauté, la tristesse et l’espoir.