La Magouille raconte au pas de course et avec des marionnettes l’histoire de Roméo et Juliette de Shakespeare et celle d’Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Ce sont deux des trois objets surprises présentés mardi 27 novembre au Passage à Fécamp.

photo La Magouille

La Magouille s’attaque à des classiques. Un prétexte pour évoquer le désir et l’intime avec des marionnettes et quelques objets. La compagnie normande porte un regard singulier sur Roméo et Juliette de Shakespeare et Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell à travers des petites formes de 30 minutes présentées mardi 27 novembre au Passage à Fécamp. Autre particularité : « nous sommes vraiment des comédiennes dans ces spectacles. Bien plus que des marionnettistes », remarque Solène Briquet, fondatrice de La Magouille. Les actrices portent les récits et fondent dans les personnages principaux dans des décors miniatures et des esthétiques différentes.

Des histoires d’amour

Solène Briquet questionne le texte de Shakespeare dans La Folie de Roméo et Juliette. Elle revient sur le désespoir de Roméo, fils de Montaingue, qui ne trouve pas l’amour. Jusqu’à ce qu’il s’invite au bal des capulet et rencontre la belle Juliette : la suite : la célèbre scène sur le balcon, le combat entre Roméo et Tybalt, les confidences au père Laurent et l’empoisonnement. Moitié Roméo, moitié Juliette, Solène Briquet raconte ces conflits intérieurs, cette folie née de l’intensité des sentiments de ces personnages qui s’entretuent et se réjouissent de la tragédie.

Angèle Gilliard est la narratrice du roman de Margaret Mitchell et le revisite en usant des codes du cinéma. Autant en emporte le vent se déroule en pleine Guerre de Sécessions aux États-Unis. Alors que tous les hommes en sont amoureux, Scarlett O’Hara veut conquérir Ashley tout en décourageant Rhett Butler. Derrière cette image d’amoureuse, la jeune femme cache un tempérament explosif. A priori rien ne semble la décourager. Angèle Gilliard rejoue cette tragédie hollywoodienne avec trois poupées et un ton décalé

 

  • Infos pratiques
  • Mardi 27 novembre à 20h30 au Passage à Fécamp.
  • Tarif : 8 €.
  • Réservation au 02 35 29 22 81 ou sur www.theatrelepassage.fr
  • Au programme : « Le Corps liquide » du Tas de sable : Quinze années auparavant, le mari est mort, tué par ses enfants. Aujourd’hui, c’est le mariage du fils. S’enfuyant de la cérémonie, la femme essaye de se contrôler, de bien se tenir, de ne pas déborder…