C’est l’éclectisme et surtout une attention toute particulière portée aux compagnies régionales qui caractérisent la nouvelle saison de L’Étincelle. L’équipe du théâtre de la ville de Rouen revient en détail sur cette programmation 2018-2019 vendredi 14 septembre au conservatoire.

« Oncle Vania » par la compagnie Catherine Delattres
photo Bécé

46 spectacles font la saison 2018-2019 de L’Étincelle à Rouen. Un parcours artistique à dessiner entre quatre lieux : la chapelle Saint-Louis qui va accueillir plus de propositions théâtrales, la chapelle Corneille et le conservatoire pour les concerts et la salle Louis-Jouvet avec une offre plus importante et diversifiée — une demande du public — de onze rendez-vous. Comme les programmations précédentes, celle-ci mêle la musique, voire les musiques (blues, jazz, world), le théâtre, un peu plus, la danse, le conte, et, pour la première fois, l’humour avec Samia Orosemane, une Femme de couleurs.

Cette année, L’Étincelle « renforce l’accompagnement des compagnies régionales », note Grégory Roustel, responsable du pôle Création, avec une augmentation des résidences, des co-productions et des diffusions. 17 compagnies seront en résidence à la chapelle Saint-Louis ou à la salle Louis-Jouvet qui affichent un fort taux d’occupation.

CHAR, un nouveau réseau normand

Le théâtre de la ville de Rouen coproduit trois compagnies, deux normandes et une internationale, dont Les Messagers d’Adrien Popineau qui emmène dans une Géographie de l’enfer empreinte de mythes et de fantastique. Le Caliband Théâtre revient avec ML King 306 sur l’assassinat de Martin Luther King le 4 avril 1968 à Memphis en confrontant les destins du prix Nobel de la paix de 1964 et son meurtrier James Earl Ray. Enfin, le chorégraphe israélien fait son retour à L’Etincelle après We Love Arabs avec The Swan and the pimp, une pièce pour interroger une nouvelle fois le milieu de la danse.

Autre nouveauté : la fondation du réseau CHAR (Caen, Le HAvre, Rouen) qui réunit trois structures culturelles, la Cité Théâtre, le théâtre des Bains-Douches et L’Étincelle pour l’organisation d’un festival des émergences, un événement itinérant dédié aux projets innovants. Le CHAR 2019 reçoit L’Accord sensible avec Tuning ou une promenade dans les méandres d’un paysage mental.

En tout, ce sont 16 compagnies normandes qui figurent sur la programmation de L’Étincelle cette saison. Il y a aussi la Spark et son explication du mot Réfugié.e.s. Loïc Touzé raconte son parcours de danseur dans Je Suis Lent. La compagnie Catherine Delattres reprend Oncle Vania de Tchekhov. Alban Richard, directeur du centre chorégraphique national de Caen, a écrit Vivace pour parler de résistance. Thierry Pécou et l’ensemble Variances font découvrir des sons de l’Inde dans Sangâta. Le Groupe Chiendent porte une tradition orale dans Nasreddine, le fou, le sage. Après une création à la scène nationale de Dieppe, la compagnie M42 joue Presqu’illes sur les inégalités entre les hommes et les femmes. L’Héliotrope donne une autre version de Pollock, cette fois-cien anglais. La compagnie S2H  partage des rêves dans Perceptions. Pour leur deuxième création, Les Tombé.e.s des nues mettent en scène Jojo au bord du monde. La troupe de l’Escouade présente La Famille Ribouldingue. Commédiamuse évoque les difficultés de Grandir. 

L’Étincelle donne également carte blanche aux conservatoires de Rouen, du Havre et de Caen et leurs professeurs pour une revisite des standards de jazz dans Pegasus. Elle invite la 6e Dimension pour une conférence sur le hip-hop et un bal en plein air sur la place de la Rougemare pour clore la saison.

  • Présentation de la saison de L’Étincelle vendredi 14 septembre à 19 heures au conservatoire de Rouen. Entrée gratuite. Réservation au 02 35 98 45 05.
  • Programmation complète sur www.letincelle-rouen.fr