Marialexie est une des fidèles autrices de Normandiebulle. Elle revient au festival consacré à la bande dessinée samedi 29 et dimanche 30 septembre à Darnétal pour dédicacer ses deux séries, Escadron Spécial anti zombie et Le Poing Véloce.

Des albums de Dragon Ball, elle en a lus et recopiés quand elle était enfant. Histoire de se faire la main. Depuis l’âge de 10 ans, Marialexie dessine tous les jours. Avec des crayons et sur un papier parce qu’elle reste attachée à ce contact physique. Elle est une autodidacte. Comme elle aime le souligner. Les 5 années passées à l’école des Beaux-Arts de Rouen ne ont pas permis de se perfectionner. « La bande dessinée n’était pas très bien considérée. La 4e année, j’ai quand même pu développer un scénario ». 

Femme passionnée par son art, elle mène son aventure artistique toute seule. Trouver un style ? « Cela n’est pas difficile. Quand on s’écoute, on arrive à identifier ce que l’on aime dessiner. Le plus dur est de maîtriser ce que l’on veut faire, trouver son public et se développer. J’ai toujours été inspirée et je sais ce que j’aime et ce que je n’aime pas ».

Du club Dorothée à Stallone

Pour comprendre les centres d’intérêt et les influences de Marialexie, il faut aller chercher du côté des mangas, des films d’actions et d’espionnage, des jeux vidéos et des histoires de zombies. « Je fais partie de la génération Club Dorothée. J’ai vu des séries japonaises. J’ai aussi grandi avec les films de Stallone, de Schwarzenegger ». Tout cet univers fantastique se retrouve dans le travail de Marialexie, dans son trait franc, assuré et dans des scénarios bien léchés dans lesquels les histoires s’entremêlent.

Femme également engagée, Marialexie imagine des histoires aves des personnages gays et trans. « C’est un acte militant d’un point de vue scénaristique. Cela s’est imposé à moi. Je voulais montrer à travers des histoires d’espionnage, la difficulté de vivre au quotidien avec les remarques déplacées. Il y a une culture LGBT (lesbienne, gay, bi, trans, ndlr), des thématiques intéressantes à aborder. Là, on trouve le plus souvent des romances ou des drames. À quand un James Bond gay ? »

Marialexie travaille principalement sur deux séries. « J’aime bien être sur un temps long. Cela permet de voir les évolutions. Après chaque péripéties, le héros en ressort toujours grandi ». C’est une des marque de fabrique de l’autrice rouennaise : le scénario sert le personnage. Et pas l’inverse. Escadron Spécial Anti Zombie mélange l’espionnage et les zombies. Dans Le Poing Véloce, Marialexie crée son premier personnage trans dans cette série fantastique et policière.

 

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