photo Tom Fecht

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Le festival de musique de chambre à Giverny commence jeudi 21 août avec un concert hommage au pianiste Raphaël Drouin, pianiste décédé en février dernier. Pendant dix jours, des musiciens, séniors et juniors, vont traverser ensemble des thématiques musicales lors de répétitions et de concerts. Présentation du programme avec le directeur artistique, Michel Strauss, violoncelliste international, qui revient à Giverny où il se sent « un peu comme à la maison ».

 

La danse. C’est un des thèmes majeurs de la onzième édition du festival de musique de chambre à Giverny. « La danse, c’est la musique et la musique, c’est la danse. Dans l’histoire, elles sont liées. La danse est l’expression corporelle de la musique ». Michel Strauss a programmé des pièces de Bartok, Escaich, Schulhoff, Dvorák, des œuvres de Strauss, Waldteufel.

Il accueille également Max Pollak, danseur, spécialiste de tap-dance. « Quand je l’ai vu pour la première fois en juillet 2013, j’ai été bluffé et je me dis qu’il fallait faire un truc ensemble ». Max Pollak, artiste autrichien, a un parcours « dingue. Il a commencé par la musique. Il a fait des percussions. Puis, il est allé s’expatrier à New York pour la danse. Cet artiste est multiforme ». Max Pollak  évoluera dans divers répertoires musicaux pour claquettes et instruments.

 

Thierry Escaich. Chaque année, le festival de musique de chambre de Giverny accueille un compositeur invité. Pour cette édition, c’est Thierry Escaich, auteur d’une centaine d’œuvres. « C’est un compositeur qui est très prolixe, de grande qualité et qu’il faut mettre en avant ». Les musiciens interpréteront des Scènes de bal pour quatuor à cordes, un Chorus pour quatuor à cordes, piano et clarinette et création pour violoncelle et danseur de claquettes.

Pour Michel Strauss, l’univers de Thierry Escaich est « rythmique, extrêmement savant. C’est très dansant et très vivant. Il y a aussi chez Thierry Escaich une densité d’écriture ».

 

Prague. Il y a eu Paris, Vienne. En 2014, direction Prague. « C’est un autre grand centre artistique. Tous les grands musiciens sont passés par Prague qui reste une ville musicalement en point ». Michel Strauss propose un parcours dans le répertoire de Dvorák, Janácek, Maratka, Novák.

 

Atelier de lutherie. Pour la première fois, le festival ouvre un atelier de lutherie, dirigé par Frank Ravatin. « C’est une grande figure de la lutherie. Il m’a proposé de fabriquer un violoncelle pendant les deux semaines. C’est un véritable challenge : un tel instrument demande deux mois et demi de travail ». Huit luthiers travailleront autour du violoncelle qui devra être terminé le dernier jour de la manifestation puisque Michel Strauss donnera le concert avec cet instrument qui « ne sera pas vernis ». Il sera ensuite vendu au profit du festival.

 

 

  • Du 21 au 31 août à Giverny, Saint-Pierre-d’Autils et Vernon. Tarifs : de 17 à 10 €, 90 €, le pass festival, 50 € le pass 5 concerts. Réservation au 09 72 23 33 52 ou à contact@musiqueagiverny.fr
  • Programme complet : ici