photo de presse bow lowBow Low vient de la Basse-Normandie. Les uns sont de Caen, les autres de L’Aigle. Depuis un an, l’histoire de ce groupe s’est vite accélérée : un single, un tremplin, les Trans Musicales de Rennes, des festivals, un nouvel album, 30 W 10 W, qui est sorti en novembre 2012. Et la reconnaissance d’un groupe qui a atténué ses influences punk pour un rock electro empreint de grands espaces. Entre des séances de travail sur le prochain album, Bow Low joue vendredi 30 août au Rock in the Barn à Giverny. Entretien avec Nicolas Camus, chanteur et guitariste.

 

 

 

Vous avez vécu une année très riche.

Oui très riche. Après la sortie du single en octobre 2012, nous avons été repérés par les InRock Lab qui nous a intégrés à la compilation. Nous sommes allés aux Trans Musicales de Rennes où nous avons séduit un tourneur, des programmateurs de festivals. Tout cela n’a été qu’une suite de rebondissements.

 

Comment avez-vous vécu cela ?

On se prépare toujours plus au moins au succès. C’est le résultat de notre travail. Et nous avons beaucoup travaillé sur cet album.

 

Avez-vous travaillé différemment ?

Oui différemment et donc davantage. Nous sommes revenus à une base guitare-voix. Nous nous sommes ainsi retrouvés autour de structure de morceaux plus simples qui nous correspondent mieux. C’est après que nous avons réalisé tout le travail d’arrangement que l’on peut entendre aujourd’hui. C’est le fruit de notre expérience.

 

Pour le prochain album, changerez-vous à nouveau votre méthode de travail ?

C’est un peu notre credo. En ce moment, nous travaillons sur notre nouvel album. Nous avons composé vingt titres. Depuis nos débuts, nous n’avons jamais voulu nous reposer sur nos lauriers. On ne cesse de creuser, de se mettre en danger, de surprendre. Nous avons introduit des synthés dans le précédent disque. Dans celui-ci, il aura davantage d’electro.

 

Qu’est-ce qui vous guide ?

Tout cela est une question d’envie et d’influences. Entre le premier et le deuxième album, nous avons beaucoup écouté des groupes comme MGMT ou LCD Soundsystem qui nous plaisaient beaucoup. Nous avons ensuite rencontré Jean-Louis Brossard (codirecteur et programmateur des Transmusicales de Rennes, ndlr) qui nous a conseillé de mettre en avant les synthés. Nous nous posions déjà cette question mais nous n’osions pas.

 

Pourquoi ?

Je ne sais pas. Quand on est en création, en composition, je crois que l’on se met des barrières. Cela provient peut-être de ce que nous écoutions, des groupes avec lesquels nous avons traîné, de la famille dans laquelle nous avons été classés. Le synthé était là, bien là. Il était sur scène. Mais nous n’avions pas conscience de l’endroit où il fallait aller. Aujourd’hui, nous nous rendons compte qu’il est une richesse énorme.

 

Qu’avez-vous écouté avant de composer ce nouvel album ?

Nous avons écouté beaucoup de groupes très différents dont Metronomy qui a été une claque pour tout le monde.

 

Et le cinéma ?

Oui, toujours. C’est notre fil rouge. Nous sommes très attachés aux sonorités enniomorriconiennes que nous avons mélangées à l’electro.

 

Vous ne vous lassez pas de ces grands espaces.

Non, c’est notre marque. Nous aimons les westerns spaghetti avec des univers pleins d’humour et de rêves, où tous les coups sont permis et qui sont peuplés de grands anarchistes. Cela nous ressemble. Avec notre musique, nous nous sommes inventés un western parce que nous sommes les parents pauvres de la culture en Normandie. Dans ces films, il y a aussi beaucoup de revanche. Nous aussi, nous voulons obtenir notre revanche. Nous ne sommes pas prêts à lâcher nos grands espaces.

 

Est-ce que ce succès ne serait pas votre revanche ?

Ouais ! Mais rien n’est terminé. Quand on est rebelle, on l’est pour la vie.

 

Le programme de Rock in the Barn

Vendredi 30 août

  • 18 heures : Métro Verlaine
  • 19 heures : Lascaux
  • 19h45 : Granville
  • 20h45 : Curtis Johnson Band
  • 21h30 : Balthazar
  • 23 heures : Chakals
  • 23h45 : Bow Low

Samedi 31 août

  • 16h30 : The Preventers
  • 17h45 : Coefficient
  • 18h30 : For the Hackers
  • 19h15 : Clockwork of the moon
  • 21h15 : Hermes Baby
  • 22 heures : Concrete Knives
  • 23h30 : Dorian’s Grace
  • 0h15 : Juveniles

 

Infos pratiques

  • Tarifs : 20 €, 18 € une journée, 30 €, 25 € les deux jours, 32 €, 27 € les deux jours + camping
  • Réservation : Maison du tourisme à Giverny, Le Chapitre à Evreux, La Papèterie et La Compagnie des Livres à Vernon ou sur www.rockinthebarn.fr