Le festival Offenbach à Etretat a retenu la thématique du fantastique pour cette nouvelle édition du festival Offenbach. Les Trois Baisers du diable, pièce de jeunesse mise en scène par Yves Coudray, est créée du 3 au 6 août à Etretat et à Sainte-Adresse.

Chaque année, Yves Coudray revient à Offenbach (1819-1880) « comme un rituel. Je n’envisage pas ma vie sans lui ». Pas de lassitude pour le directeur artistique du festival Offenbach qui se tient jusqu’au 6 août à Etretat, Fécamp et Sainte-Adresse. Le travail sur le compositeur qui a séjourné à Etretat est « infini. Il ne faut pas oublié qu’il a écrit environ 130 ouvrages lyriques et qu’il a exploité toutes les formes possibles. Durant toute sa vie, Offenbach a donné libre cours à sa fantaisie musicale. Il a exploré toutes les couleurs. Le plus souvent, on monte La Vie parisienne, La Périchole, Orphée aux enfers, La Belle-Hélène… Mais c’est trop réducteur ».

Pour chaque édition du festival, Yves Coudray cherche des pièces dévoilant « la personnalité différente d’Offenbach. A chaque fois, c’est un réel plaisir ». Autre critère de choix : l’intérêt musical et dramatique. « Une fois, c’est une partition qui m’intrigue. Une autre fois, c’est le livret qui m’attire ». Cette année, le metteur en scène a choisi Les Trois Baisers du diable, une opérette en un acte de 1857 créée les 3 et 5 août à Etretat et le 6 août à Sainte-Adresse. Une pièce de jeunesse dans laquelle un étrange personnage veut sauver son âme après avoir fait un pacte avec le diable. Gaspard doit faire dire à une femme trois fois je t’aime. Comme Jeanne, la jolie épouse de Georges, a décidé de ne pas se laisser séduire, Gaspard se vengera…

« Les premiers jets des Contes d’Hoffmann »

Les Trois Baisers du diable est « le premier opéra fantastique d’Offenbach. Ce genre a accompagné toute sa carrière./ ce qui a beaucoup surpris ses contemporains. Dans cette pièce, le compositeur a écrit un langage peu utilisé. Les critiques de l’époque disaient que cette partition valait plus un succès d’estime qu’un succès populaire. Le public parisien préférait en effet les bouffonneries. C’est un nouveau visage d’Offenbach que l’on découvre avec Les Trois Baisers du diable. On y entend les premiers jets des Contes d’Hoffmann », explique le metteur en scène.

Pour cette nouvelle création, Yves Coudray a imaginé un conte. « On ne peut plus jouer au premier degré Les Trois Baisers du diable. Il y a divers langages. Il y a aussi un diable et une Vierge qui apparaît pour protéger tout le monde. Une femme raconte à son enfant une histoire pour l’amuser et lui faire peur. Comme tous les contes. J’ai fait appel à un marionnettiste (Damien Schoëvaërt-Brossault, ndlr) pour décoller l’action de ce premier degré ». Les Trois Baisers du diable devient un théâtre d’ombre et de papier.

  • Jeudi 3 et vendredi 5 août à 21 heures aux Bouffes étretatais à Etretat. Dimanche 6 août à 20 heures à l’espace Sarah-Bernhardt à Sainte-Adresse. Tarif : 25 €. Réservation sur www.etretat-festivaloffenbach.fr