Pour clore la saison lyrique, Frédéric Roels, directeur de l’Opéra de Rouen Normandie, a choisi une des oeuvres les plus connues et les plus jouées. La Bohème de Giacomo Puccini, interprété du 2 au 12 juin au Théâtre des Arts, est un drame que Laurent Laffargue, metteur en scène transpose à la fin des années 1960. Gagnez vos places pour la représentation du dimanche 4 juin en écrivant à relikto.contact@gmail.com

On connaît tous un air de La Bohème. C’est un des opéras les plus connus. C’est aussi un des chefs-d’oeuvre de Giacomo Puccini (1858-1924), une pièce avec « une force émotion immédiate » selon Frédéric Roels, « un opéra extraordinaire mais très intime. Pour les musiciens, ce qui est intéressant est de trouver cette intimité dans une grande formation. Par ailleurs, tout est clair dans la partition de Puccini. Quand on la lit, on sait ce qu’il avait dans la tête », remarque Leo Hussain qui dirige les six représentations, du 2 au 12 juin, à l’opéra de Rouen Normandie. Dans La Bohème, Puccini a composé des airs voluptueux pour peindre des ambiances de plus en plus sombres.

Créée au Teatro Regio de Turin en Italie le 1er février 1896, l’oeuvre de Puccini est un drame. Une bande d’étudiants profitent pleinement des joies de la vie. La vie de bohème… Dans leur quotidien, rien n’est vraiment très gai. Personne n’a d’argent pour s’acheter à manger, payer son loyer… Mimi, belle et tendre jeune femme, apporte de la lumière au poète Rodolfo. Il y a une vraie passion entre eux. En revanche, l’amour entre Marcello, peintre, et Musette, est plus orageux. Autour d’eux gravitent le musicien Schaunard, le philosophe Colline. A la veille des fêtes de fin d’année, tous se retrouvent. Entre réconciliations et crise de jalousie, chacun sort ses armes. Mimi, elle, se sait malade, ne peut payer un médecin et va mourir. Elle fera ses adieux à Rodolfo qui va s’écrouler de chagrin.

Dans sa mise en scène, Laurent Laffargue transpose La Bohème à la fin de l’année 1967, une période transitoire avant les événements de mai 1968. « Il y a une effervescence des jeunes qui attendaient quelque chose de la société, qui étaient en rupture avec la génération de leurs parents. Dans cet opéra, il y a des artistes, un philosophe, un peintre, un photographe, un poète qui se donnent les moyens de faire ce métier. Là, on n’est pas si loin d’aujourd’hui », explique Clovis Bonnaud, assistant à la mise en scène. Ce choix de la fin des années 1960 apporte toute l’esthétique de cette histoire d’amour condamné dès les premières notes.

  • Vendredi 2 juin à 20 heures, dimanche 4 juin à 16 heures, mardi 6, jeudi 8, samedi 10 et lundi 12 juin à 20 heures au Théâtre des Arts à Rouen. Tarifs : de 68 à 10 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 35 98 74 78 ou sur www.operaderouen.fr