Primal Age fait désormais partie de ces groupes incontournables. Et pas seulement sur la scène française. Pour la réédition de The Light to purify, album sorti en 1999, la formation d’Évreux est en concert samedi 11 mai au Kalif.

Il y a vingt ans, Primal Age sortait The Light to purify, enregistré dans le studio Hautregard à Liège en Belgique. Le 1er mars 2019, le groupe d’Évreux a à nouveau publié ce premier album aux ambiances sombres. « Nous avions beaucoup travaillé en répétition avant l’enregistrement et on avait la colère qui passait à travers le stylo », se souvient Didier, chanteur. Primal Age fête cet anniversaire samedi 11 mai au Kalif à Rouen.

« Quand nous avons créé le groupe, nous ne pensions pas être encore là vingt ans après. Nous avons vécu en autogestion totale. Primal Age vit des concerts et du merchandising. C’est rare de tenir plus de 20 ans lorsque vous êtes amateurs. Parce que c’est compliqué. La sortie en vinyle de The Light to purify qui avait marqué les esprits à l’époque est très importante pour nous ».

Didier

Engagés pour l’écologie

Primal Age s’est formé en 1993. « Au début, nous sommes une bande de copains. On s’est mis dans un local et on a commencé à jouer. On a fait ça sérieusement. On voulait enregistrer des disques et donner des concerts ». Première particularité à l’époque : le mélange entre le metal et le hardcore. Comme ses copains, Didier est un fan de ces musiques-là. « J’écoutais du rock. Un jour, un copain m’a dit : comme tu as un tempérament un peu agité, écoute ça. C’était AC-DC. Après, je suis allé vers Motörhead, Metallica, Deep Purple… C’était ma passion ».

Primal Age se distingue aussi par les thèmes abordés dans ses différents titres. Des sujets plutôt inédits au début des années 1990. Les cinq musiciens sont aussi reconnus pour leur engagement envers la cause animale, le végétarisme, le véganisme, l’écologie, pour leur critique sur la consommation de masse. « Aujourd’hui, c’est presque un classique. Mais avant on nous regardait comme des ovnis. Pendant les repas, nous discutions beaucoup de ces sujets. Nous voulions penser ce que nous avions dans nos assiettes. Nous avons mis nos modes de vie en adéquation avec nos idées ».

En vingt-cinq ans, Primal Age a donné plus de 500 concerts dans 12 pays, assuré trois tournées en Europe, est allé jusqu’au Mexique, au Japon, au Brésil. « Ce sont de bons souvenirs et bons concerts, dans les plus gros festivals, comme des petits clubs où c’était la folie ». Le groupe se produit également le 1er juin au Normandy Metal Festival à Louviers, le 20 juin au Hellfest Open Air Festival, le 31 août aux Mauvaises Graines à Verneuil d’Avre et d’Iton.

Infos pratiques

  • Samedi 11 mai à 20 heures au Kalif à Rouen.
  • Tarifs : 10 €, 6 €.
  • Réservation sur www.lekalif.com
  • Premières parties : Strong, Locomuerte