photo Cecilia Conan

photo Cecilia Conan

Damien Cornélis est claviériste. Il a passé quelques années à accompagner plusieurs artistes blues. Voilà désormais son propre projet musical sorti sous le nom de Space Captains. Il s’est fixé plusieurs objectifs : faire aimer le blues, surtout le mélanger à la soul, au funk et à l’electro. Space Captains cherche l’énergie positive dans des chansons dansantes où il est question de révolution, d’écologie… Pour l’instant, il a sorti un premier EP avec 6 titres, Seen From The Moon. Un album est en préparation. En attendant, Space Captains est en concert samedi 11 juin au festival Ça sonne à la porte à Grossoeuvre.

 

Depuis combien de temps avez-vous ce projet de Space Captains en tête ?

C’est un projet auquel je réfléchis depuis longtemps. Au fil des concerts que j’ai pu faire en tant qu’accompagnateur, j’ai eu envie de monter mon propre projet avec mon propre groupe, ma propre musique et mes propres paroles.

 

Quelles étaient vos ambitions ?

Mon objectif : être une référence dans le milieu de la soul, du funk en France et en Europe.

 

Pourquoi ces musiques-là ?

Ce sont des courants qui font partie de ma culture. Je viens de cette culture noire-américaine avec le blues, la soul, le funk, le jazz, le rock. Mon père est un passionné de musique. Tout jeune, j’ai écouté beaucoup de musiques avec mes parents. Notamment du blues et du rock. Je veux toutes les mélanger en les imprégnant de blues, en ajoutant des sons electro. Il faut trouver le bon mélange. Je n’ai pas voulu rester dans le blues traditionnel. J’en ai joué pas mal en tant qu’instrumentiste. A la fin, on a l’impression de faire tout le temps la même chose. Cela se ressemble tout de même harmoniquement. J’utilise le blues comme base de la musique et j’utilise différents outils pour le moderniser.

 

Dans vos objectifs, il y a aussi faire danser le public ?

Oui, exactement. Je veux vraiment donner de la bonne énergie aux gens, envoyer du bon son. Pour cela, j’essaie des suites d’accords. Quand ça sonne pas mal, j’enregistre. Cela vient naturellement à force de jouer. Aujourd’hui, j’ai dans mon ordinateur une centaine de compositions qui attendent d’être finalisées. Le deuxième album est en préparation.

 

 

Vous composez seul, mais vous êtes bien entouré pour l’enregistrement et sur scène.

C’était également un de mes objectifs. Lors des tournées, j’ai rencontré de nombreux musiciens avec lesquels je m’entends très bien humainement et musicalement. Je compose mes chansons mais je ne suis pas chanteur. Je compose pour un chanteur ou une chanteuse en particulier. Je pense que je vais rester dans ce délire-là : prendre des interprètes qui correspondent au style des morceaux.

 

Il y a un vrai contraste entre les musiques, dansantes, et les textes, très sérieux. Pourquoi ?

Le premier titre parle de révolution parce que je suis survolté par ce qui se passe dans le monde. Cette intolérance, ce non-respect des cultures ne rendent triste. Cette musique, plus dansante, doit donner de l’énergie et peut sonner comme une révolte.

 

Vous prenez du recul en voyant cela de la lune ?

C’est ça. De la lune, je regarde le monde. Je prends du recul.

 

La programmation

  • 18 heures : Moze Greytown
  • 18h45 : Cizum
  • 19h30 : You Said Strange
  • 20h15 : Mante
  • 21 heures : Fama & The Tontons
  • 21h45 : Nord
  • 22h30 : Space Captains
  • 23h15 : Ellah A. Thaun
  • Minuit : Vaga
  • 0h45 : Nuit

 

Ça sonne à la porte, samedi 11 juin à partir de 18 heures au stade, rue Saint-Pierre à Grossoeuvre. Festival gratuit