Ce sera la quatrième et aussi la dernière édition de Terres de Paroles. Comme Automne en Normandie, le festival littéraire s’arrête pour se fondre dans un nouvel événement en 2016. Il se tient du 26 mai au 7 juin en Haute-Normandie et accueille notamment une jeune auteure Cécile Coulon.

 

Rencontrer des lecteurs lui donne une nouvelle énergie pour écrire. Cécile Coulon quitte régulièrement l’Auvergne pour la promotion de ses livres et aussi pour mener des ateliers d’écriture. Depuis un mois, avec le festival Terres de Paroles, elle est en résidence à la villa Calderón à Louviers où elle intervient dans les collèges et les lycées. « En fait, on ne rencontre jamais les collégiens et les lycéens. Pourtant, ce sont des échanges d’expériences, d’idées et de paroles très intéressants. Cela me renvoie à des images d’adolescents qui ne lisent jamais. Ce n’est pas vrai. Ils aiment ça. Et ils adorent lorsqu’on leur lit des histoires. Il y a une réminiscence de l’enfance ».

 

Comme ces adolescents, Cécile Coulon, enfant, a écouté beaucoup d’histoires. « J’allais aussi très souvent au cinéma ». Cet amour pour la lecture a donc toujours été présent. « J’ai vécu tellement de belles sensations en lisant que j’ai eu envie de les faire partager en écrivant. Le passage de la lecture à l’écriture s’est fait tout naturellement. C’est toujours naturel mais complexe ».

 

Cécile Coulon, auteure aux allures de sportive, a une écriture vive, percutante. Elle a commencé par des poèmes, des nouvelles, puis les romans. Cette année, elle a publié deux ouvrages, Les Grandes Villes n’existent pas et Le Cœur du pélican, un roman sur les espoirs déçus, le milieu du sport… Un garçon devient très vite une gloire parce qu’il court très vite. Or, à 17 ans, il tombe. Avec cette mauvaise chute s’envolent tous ses rêves de champion. Vingt ans plus tard, l’homme qu’il est tente de retrouver son corps d’athlète…

 

Les idées du prochain livre sont jetées. Tout en réfléchissant à la trame du nouveau roman, Cécile Coulon, jolie tête blonde, poursuit l’écriture de sa thèse sur les liens entre le sport et la littérature. Pendant trois mois, elle est venue puiser des forces en Normandie. « J’ai une énergie dingue. Je me sens revigorer pour écrire des histoires. Le fait de partager des moments avec ces adolescents efface les doutes sur mon activité. Régulièrement, je me demande pourquoi j’écris, si, en ces temps de crise, je pourrais continuer à écrire. Ce sont questions que je me pose depuis un ou deux ans. Comme j’ai commencé à publier assez tôt, ces questions n’avaient pas d’emprise ». Pour Cécile Coulon, ces interrogations sont des moteurs, « poussent à la création ».

 

Lors du festival Terres de Paroles, c’est le comédien normand Bruno Putzulu qui lira des extraits du Cœur du pélican samedi 6 juin au Moulin à Louviers. « Il y a déjà eu une lecture du livre. C’était en Suisse. J’ai beaucoup aimé. En fait, c’est une façon de magnifier un texte ».

 

  • Terres de Paroles, du mardi 26 mai au dimanche 7 juin à Rouen, Cany-Barville, Saint-Valery-en-Caux et Louviers. Tarifs : 5 € une lecture, 12 € trois lectures, 24 € huit lectures, 10 € la soirée du 26 mai. Réservation au 02 32 10 87 07 ou sur www.terres-de-paroles.com
  • Programme complet : ici