The Gentlemen’s Agreements donnent leur premier concert au Havre lors du festival Mess My Mind. Trois jours pour se plonger dans des univers musicaux colorés et des ambiances quelque peu insouciantes des années 1960.

Ils sont tous passionnés des années 1960. Une évidence lorsque l’on regarde leur look. « On aime les vestes à trois boutons, les foulards, les bottines pointues, les rouflaquettes ». Il y a la mode, le cinéma aussi. « Nous sommes fans de la Nouvelle Vague, de ces séries telles que Le Saint, Le Prisonnier, les James Bond et aussi les OSS 117. Tout cela nous nourrit et nous fait rêver ». 

Et la musique surtout. « Il y a un âge d’or ». Barnaby Street Weissmuller, chanteur, forme depuis 2012 avec Chris Waldo, guitare, Alain Number 9 on Vox, basse, Alexandre Fuggets, batterie, et Billy Coog, orgue Hammond, The Gentlemen’s Agreements. Cinq garçons qui sont imprégnés de cet héritage de freakbeat, de garage, de rhythm’n’blues, de pop. Quelques notes de ces Gentlemen’s Agreements suffisent pour se laisser transporter par ce son et ces rythmes si singuliers. « C’est un style que l’on adore. C’est une quête sans fin. Il y a des milliers de groupes de cette époque. Il y a encore des continents à explorer. Nous avons mis des années et des années à trouver ce son. Au départ, on a fait comme les autres. On a joué des reprises et maintenant, on met tout cela à notre sauce ».

De l’insouciance

Le résultat est savoureux. Les titres des Gentlemen’s Agreements sont dansants, sexy, donnent la fièvre et permettent de retrouver une part d’insouciance. « Oui, il y a de l’insouciance. Peut-être parce que nous n’avons pas vécu à cette période. Nous essayons néanmoins de la partager pour s’évader de ce monde. Cette musique est une porte vers le plaisir. Ce n’est pas simple, il faut une discipline de fer. Je pense que nous nous en sortons pas trop mal. C’est ce qui est intéressant : s’amuser tout en devant être sérieux ».

Pas question pour les Gentlemen’s Agreements de cultiver une certaine nostalgie. « Cela ne sert à rien. Nous ne sommes pas une machine à remonter le temps. Vivre à cette période n’était pas toujours marrant. Les gens avaient aussi de gros problèmes. Il y a eu tout de même de grandes évolution, notamment avec l’émancipation des femmes. Aujourd’hui, nous utilisons des téléphones portables, les réseaux sociaux… »

Retour donc vers les années 1960 avec The Gentlemen’s Agreements, un des groupes programmés lors du festival Mess My Mind, du 14 au 16 juin au Havre. L’association Soul Foundation propose une double exploration, celle d’une décennie et celle de l’architecture d’une ville, Le Havre. Au programme : des concerts, des dj sets, un marché vintage…

Le programme de Mess My Mind au Havre

Vendredi 14 juin : 

  • Exposition de Catherine Melody au Chat bleu à Sainte-Adressse
  • Concert à partir de 21 heures dans un lieu secret au Havre : The Karovas Milkshakes, The Gentlemen’s Agreements, Cat The Cat, Marc André, Mr Hitchhicker, Number 9, Alex, Dandylion

Samedi 15 juin

  • 10 heures – 21 heures : The fabulous vintage market place Niemeyer
  • 18 heures – 21 heures : Torture garden
  • 21 heures : all-nighters dj set au Mc Daid’s

Dimanche 16 juin

  • 14 heures – 17 heures : pique-nique avec dj set sur la plage
  • 17 heures – 2 heures : goodbye party sur la plage

Infos pratiques

  • Tarifs : 15 € le week-end, 12 € le vendredi 14 juin, 8 € le samedi 15 juin, gratuit le dimanche 16 juin
  • Programme complet sur http://messmymind.fr