Il y a eu Les Culs de plomb. Les Piqueurs de Glingues, emmenés par Hugo Paviot, interprètent mercredi 25 et jeudi 26 mai à la chapelle Saint-Louis à Rouen La Mante, la deuxième partie de cette fresque, La Trilogie d’Alexandre.

 

lamanteEntre Les Culs de plomb et La Mante, dix ans ont passé. Dans le deuxième volet de La Trilogie d’Alexandre, présenté les 25 et 26 mai à la chapelle Saint-Louis à Rouen, Hugo Paviot, auteur et metteur en scène des Piqueurs de Glingues, interroge notre rapport à la violence historique.

 

Le combat, la quête identitaire se poursuivent pour Alexandre, joué par David Arribe. Dans La Mante, il a 10 ans de plus. « Il a beaucoup changé. Il est sorti de son enfermement artistique décrit dans le premier volet. Il a fait fortune avec la vente de ses tableaux et est aujourd’hui mondialement connu. Or, il a des excès de violence et ne supporte plus le regard de sa muse, Anna. Il va aller jusqu’à déchirer en public son tableau le plus connu », raconte Hugo Paviot.

 

Dans La Mante, l’auteur fait apparaître la mère d’Alexandre. Dans ses cauchemars, le visage d’Anna se confond avec celui de sa mère, cette femme qui l’a abandonné lorsqu’il avait 15 ans. Pour Alexandre, il n’y a pas d’autres solutions. Il doit retrouver sa mère. « Elle est la clé de toute cette violence intérieure ».

 

Hugo Paviot dessine ainsi un parallèle entre la rencontre entre la mère et son fils et la confrontation entre l’Espagne d’aujourd’hui et celle d’hier. « Je suis persuadé que nous nous construisons à partir des expériences de la vie, que nous portons tout le bagage générationnel des parents, des grands-parents. C’est un héritage conscient et inconscient. C’est important de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va ». La mère d’Alexandre est au centre de cette deuxième partie. Elle a grandi sous une dictature nationale catholique et a été modelée par cette façon de penser. « Elle est une femme bigote, enfermée dans la religion ».

 

Le combat d’Alexandre continue. Le jeune homme se plonge dans un conflit vécu par sa famille pour comprendre ses propres crises. Dans le troisième volet, Vivre, l’artiste tentera de trouver la paix grâce à un engagement politique.

 

  • Mercredi 25 et jeudi 26 mai à 19h30 à la chapelle Saint-Louis à Rouen. Tarifs : de 15 à 8 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 35 98 45 05 ou sur www.chapellesaintlouis.com