Keep The Lights faisait partie de la bande son de l’année 2009. On découvrait ainsi Wave Machines qui arrivait avec un premier album, Wave if you’re really there, très frais, très accrocheur, pop et ensoleillé. Le groupe qui sera ce samedi 29 juin à la trentième édition du Rock dans tous ses états à Evreux revient avec Pollen, un opus plus sombre mais plus dense où Wave Machines aborde des questions d’actualité. Interview avec Tim Bruzon, chanteur.

 

WMJuly2Comment avez-vous vécu ces trois années qui séparent les deux albums ?

Nous avons fait ce que tous les groupes font : écrire des chansons, enregistrer des chansons, réécrire des chansons et réenregistrer des chansons. Puis, nous avons fait aussi ce qu’un groupe ne fait pas : nous nous sommes mariés, nous avons eu un enfant. Nous avons eu un autre enfant. Nous nous sommes mariés et nous avons eu encore un autre enfant.

 

 

Pollen est très différent de Wave if you’re really there. Avez-vous travaillé d’une autre manière ?

Nous avons passé moins de temps ensemble dans le studio de répétition. Tout simplement parce que nous avions moins de temps et que je voulais être davantage avec Lex, le co-producteur. Nous avons travaillé tout en étant éloignés les uns des autres, sur nos ordinateurs. Nous nous envoyions des mails. C’était en fait un moyen d’écrire extrêmement moderne.

 

Quelles ont été vos influences pour cet album ?

Tout ce que nous aimons se retrouve déjà dans nos titres. Je voulais que nous écrivions une musique cohérente, même si personne ne l’aime.

 

Pollen est plus sombre que le premier album. Etes-vous aussi plus sombre ?

Non, peut-être, sommes-nous juste plus intéressés par la morosité que nous constatons aujourd’hui.

 

Cependant, il y a un point commun entre les deux albums : ils sont très aériens, planants.

J’aime aller vers ces atmosphères planantes quand je suis en train d’écrire, spécialement de la musique. Ces atmosphères que nous ressentons lorsque nous avons un peu trop bu. Mais, là, il n’y a pas d’alcool.

 

Dans Pollen, vous abordé des faits d’actualité comme les travailleurs chinois dans le Morecambe et le scandale des écoutes téléphoniques en Angleterre. Avez-vous été particulièrement choqué par ces sujets ?

Oui, j’ai été très choqué par ces travailleurs chinois mourant sur la plage. Par ailleurs, le fait que le groupe de presse de Rupert Murdoch utilise des téléphones était moins choquant. Mais le scandale était imprévisible.

 

Ecrivez-vous lorsque vous êtes en colère ?

Je ne suis pas très souvent en colère mais je montre mon désordre. Je suis plutôt un garçon doux.

 

Nous vous moquez pas mal des modes musicales. Pourquoi ?

Les choses vont tellement rapidement que vous êtes vite démodés. Le mieux est d’essayer autre chose.

 

Samedi 29 juin à partir de 15 heures

Scène A

  • 16 heures : Dead Rock Machine
  • 17h20 : Poni Hoax
  • 18h40 : Aufgang
  • 20h10 : The Black Angels
  • 21h50 : Archive
  • 23h50 : Airbourne

Scène B

  • 16h40 : School Is Cool
  • 18 heures : Wave Machines
  • 19h25 : Jil Is Lucky
  • 21 heures : Stupeflip
  • 22h50 : Die Antwoord
  • 0h50 : Rone
  • 2 heures : Dirtyphonics

Gonzomobile

  • 15h45 : Balinger
  • 17h05 : Burnie & son Batard
  • 18h25 : Lascaux
  • 19h45 : Curtis Johnson Band
  • 21h05 : Darko
  • 22h30 : Christine
  • 23h50 : Le Catcheur, la Pute & le Dealer

 

A l’hippodrome de Navarre à Evreux.

Tarifs : de 46 à 42 €. Réservation lerock.org, digitick.com, fnac.com, ticknet.fr, avosbillets.com