Qui êtes-vous Elsa Triolet ? : un titre en forme de question pour redécouvrir cette autrice et militante du XXe siècle. Cette pièce de Dominique Walard, mise en scène par Julie Berducq-Bousquet, est un dialogue imaginaire entre une journaliste et Elsa Triolet. À voir jeudi 29 novembre au Rive gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Dans le salon se retrouvent deux femmes. La première est journaliste, la seconde, une écrivaine, la seule femme à avoir décroché le prix Goncourt, et aussi une militante, une résistante, une humaniste. L’une se perd dans les méandres de ses papiers et se demande : qui êtes-vous Elsa Triolet ? L’autre répond : je n’ai pas toujours été Elsa Triolet. Commence alors un entretien fictif qui sera une promenade dans la vie d’Ella Kagan, née à Moscou, Elle viendra vivre en France, se battra pour maîtriser la langue française, la matière choisie pour écrire, rencontrera Louis Aragon, le compagnon de route, confectionnera des bijoux pour la haute couture et publiera des romans, des poèmes et des nouvelles d’une grande modernité.

Qui êtes-vous Elsa Triolet ? Tel est le titre de la pièce de Dominique Wallard. « Elle a connu Louis Aragon les dix dernières années de sa vie. Son mari, un ami de longue date du couple, a pris de nombreuses photos. Dominique Wallard a été beaucoup intriguée par cette femme. Elle s’est interrogée sur ce qu’elle pouvait être. Elle a vu quelques photos de ce noyau d’artistes. Elle tente de construire une mythologie autour d’Elsa Triolet », confie Julie Berducq-Bousquet, comédienne et metteure en scène.

Un engagement politique

Jouée jeudi 29 novembre au Rive gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray, cette pièce, « c’est la petite histoire dans la grande ». Le texte revient sur l’engagement politique d’Elsa Triolet (1896-1970), les actes de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, la vie de ce couple d’écrivains, les rencontres… « Dominique Wallard a voulu montrer qui était véritablement cette femme ? Elsa Triolet était une femme très émancipée pour l’époque avec la volonté d’être elle-même, d’être libre, de choisir sa vie, de s’exprimer ».

Dans ce salon, Julie Berducq-Bousquet a souhaité créer une atmosphère onirique. « Notre but est de donner l’impression au public d’avoir rencontré Elsa Triolet à la fin de la représentation ». Pas question d’imiter mais de « s’approprier depuis une fantasmagorie ce personnage. Il y a peu d’images d’elle. En revanche, il y a des textes qui laissent transparaître un caractère, un tempérament ». C’est le portrait d’une femme et aussi celui d’une époque qui sont dessinés dans cette pièce.

 

 

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