Avec Zaho, on ne cède pas à la morosité. Elle est un beau rayon de soleil, un tourbillon d’énergie, une femme libre et indépendante qui parle avec son cœur. Auteur, compositrice, interprète, Zaho, à l’affiche du 106 à Rouen samedi 5 octobre, s’est fait connaître du grand public avec C’est Chelou, single d’un premier album intitulé Dima et sorti en 2008. Depuis, la jeune artiste, née en Algérie et installée au Canada, s’est fait une place dans le R’n’B. Dans Contagieuse, Zaho, toujours aussi explosive, chante le partage, la quête des instants heureux, les sentiments. Elle réédite cet album le 28 octobre avec six morceaux supplémentaires dont un duo avec Tara McDonald.

 

 

 

Pourquoi une réédition de votre album, Contagieuse ?

En tant qu’artiste qui aime toujours écrire, c’est l’occasion de partager de nouveaux morceaux, d’allonger la durée de vie de cet album. Pour les personnes qui ne me connaissent pas encore, c’est l’occasion de découvrir ce disque à travers de nouveaux titres qui me correspondent encore plus. Il y a aussi des bonus, une nouvelle pochette, de nouvelles photos…

 

Pourquoi pas un nouvel album ?

Il n’y a pas de règle. Dans ce métier, il faut faire comme on veut. Il ne faut pas s’imposer des contraintes.

 

Est-ce que ces six nouveaux titres ont été écrits récemment ?

Oui, ils ont été écrits il y a à peine trois mois. J’ai écrit ce que je ressentais.

 

Est-ce que ce sont toujours les sentiments qui génèrent l’écriture ?

Oui, tout à fait. Les sentiments génèrent toujours l’écriture chez moi. Les mots sans contenu sont seulement des mots. Les phrases qui marquent le plus sont celles qui touchent. Quand je suis touchée, j’écris. Ce peut être des coups de gueule, des cris de joie, une introspection, une histoire que je peux mettre en scène.

 

 

Est-ce que vous avez souvent besoin de Tourner la page, titre d’une de vos chansons ?

Je vis dans le présent tous le présent tous les jours. Je fais ce que j’ai toujours voulu faire et je vis ces moments intensément. Cela ne veut pas dire qu’il faut oublier le passé. Il faut accepter le passé.

 

Ce titre est devenu le générique de la série Cut, diffusée sur France O.

Je suis très contente. J’étais comme une gamine quand on m’a proposé cela. C’est un rêve de pouvoir habiller une série télévisée. C’est l’accomplissement de cette année.

 

Aimeriez-vous jouer dans un film ?

Oui, carrément. Je m’intéresse à tout, notamment à l’image. Quand j’écris, j’ai des images dans la tête. Je vois des tableaux, des scènes de vie. Mes chansons sont en fait des mises en scène. Pour répondre à cette question, oui, jouer fait partie des choses que j’aime faire. C’est complémentaire. Sur scène, on ne chante pas seulement, il faut vraiment interpréter une chanson pour dégager une émotion forte. Tout cela se travaille.

 

Votre interprétation passe aussi par l’engagement du corps.

Oui, je vis ma musique. C’est très important pour moi. Je suis une fille plutôt décomplexée qui n’a pas peut du ridicule. Alors j’y vais.

 

 

  • Samedi 5 octobre à 20 heures au 106 à Rouen.
  • Tarifs : de 22 à 6 €. Réservation au 02 32 10 88 60 ou sur www.le106.com
  • Première partie : Khao

 

Autres infos sur www.zahomusic.com