Les sons deviennent magiques avec le Cabaret contemporain. Le quintet, accompagné de la chanteuse Linda Olah, est présent vendredi 8 janvier au Volcan au Havre avec L’Homme machine.

 

photo Rémy Soubanère

photo Rémy Soubanère

Terry Riley, John Cage, Moondog… Le Cabaret contemporain voyage dans les répertoires, prennent des chemins les plus inattendus. Pour l’ensemble, formé par Fabrizio Rat, piano, Giani Caserotto, guitare, Julien Loutelier, batterie, Ronan Courty et Simon Drappier, contrebasses, il s’agit non pas « de faire des covers mais d’amener les titres ailleurs. Nous nous demandons toujours ce que nous devons mettre en évidence. Mais tout cela se passe oralement. Nous n’avons jamais de partitions », explique Ronan Courty.

 

Issus de milieux musicaux différents, les cinq artistes du Cabaret contemporain s’intéressent à toute forme de création. « Nous gardons cette ouverture individuellement et collectivement. Nous écoutons les nouveautés pour percevoir les grands changements et les courants émergents ». Pour L’Homme machine joué vendredi 8 janvier au Volcan au Havre, ils se sont penchés sur les musiques électroniques. Ils en écoutent « depuis l’adolescence. Nous aimons les musiques électroniques pour leur aspect hypnotique et subjectif. Elles offrent aussi des nappes poétiques. On peut dégager une certaine abstraction. Le public a donc le choix ».

 

Les musiciens du Cabaret contemporain également. Ils sont avant tout des improvisateurs. Leur priorité, c’est « le rythme, la danse, le partage. Nous nous adaptons à l’énergie du public », remarque le contrebassiste. Avec ce nouveau projet musical, ils « rendent un hommage à l’émergence des machines dans la musique ». Un exercice quelque peu audacieux et acrobatique puisque le Cabaret contemporain joue de la musique électronique avec leurs instruments traditionnels. En fait, ils prennent le contre-pied en traitant de manière acoustique tout ce qui est électronique. « Il n’y a pas de séquences, pas de boucles ». Seulement leurs instruments auquel les cinq musiciens changent le rôle, la hiérarchie, le son avec divers objets.

 

 

Avec L’Homme machine, le Cabaret contemporain réinvente la modernité de cette musique électronique, notamment le répertoire de Kraftwerk, « humanise la machine avec toute l’imperfection humaine » et collabore une nouvelle fois avec la chanteuse Linda Olah. « Sa voix peut donner l’illusion de sonorités électroniques ».

 

C’est un nouveau défi pour le Cabaret contemporain. Un défi qui « nourrit la musique du groupe parce que nous avons vocation à jouer notre propre musique. Ces programmes nous influencent ». Un nouvel album est en préparation.

 

  • Vendredi 8 janvier à 20h30 au Volcan au Havre. Tarifs : 17 €, 9 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 35 19 10 20 ou sur www.levolcan.com