Au cinéma d’Est en Ouest

par | 3 mars 2020 | Festival

C’est la 15e édition d’À L’Est. Le festival élargit une nouvelle fois son champ de vision pour présenter un autre cinéma et ouvrir sur des problématiques singulières. Il commence mardi 3 mars et se poursuit jusqu’au dimanche 8 mars à Rouen, Gournay-en-Bray et à Dieppe.

D’un côté la Pologne, la Bulgarie, la Slovaquie, la Slovénie, le Kosovo, l’Estonie, la Bosnie, la République tchèque, la Lettonie, la Roumanie. De l’autre, le Pérou, la Colombie, l’Argentine. Au centre, la Normandie où sont à découvrir du 3 au 8 mars les cinémas de tous ces pays pendant le festival À l’Est. Six jours pour être plongé dans d’autres écritures cinématographiques et actualités.

Une sélection compétitive

Pas de festival de cinéma sans une compétition. David Duponchel, directeur artistique d’À L’Est, a imaginé un long parcours dans l’Europe centrale et orientale avec sept longs métrages. La plupart évoquent les drames de leur pays et dertains vont tenter de partir à la recherche d’un futur. Teodor Kuhn revient sur les mouvements d’extrême-droite en Slovaquie dans À Couteau tiré. Lendita Zeqiraj dans La Maison d’Aga, Ena Sendijarevic dans Take me somewhere nice et Mardi Helde dans Silence scandinave abordent des relations familiales Agnieszka Holland se place à L’Ombre de Staline pour se pencher sur soi-disant miracle soviétique. Autre format : place à l’imaginaire avec Il était une fois un châtaignier de Gregor Bozic, un véritable conte.

Un autre regard est porté sur les cinémas de l’Amérique du Sud. Il est question de crise politique, de la vie dans les prisons argentines, de recherche d’intimité et d’un pianiste virtuose. De l’animation également pour le jeune public qui va croiser une meute de chiens, des bricoleurs passionnés. Le festival commence mardi 3 mars à l’Omnia à Rouen avec La Communion de Jan Komasa, un drame polonais d’un homme qui se fait passer pour un prêtre.

Cinéma is punk

Le festival À L’Est fait pour cette 15e édition met un coup de projecteur sur le cinéma punk avec « une écriture novatrice, des cinéastes qui s’inscrivent dans un mouvement anti-système. Ils font partie de ces personnes qui ont contribué à l’évolution de tous ces pays », indique David Duponchel. Il y a tout d’abord l’histoire des fondateurs de la radio Tripoli en Argentine qui ont publié une compilation de groupes punk, puis un retour sur le groupe Laibach en Yougoslavie. À voir également Dharma Guns de F.J. Ossang, musicien du groupe MKB qui bouscule les conventions cinématographiques et oscille entre poésie et frisson.

Un focus sur Miloš Forman

Sept films composent ce focus sur Miloš Forman (1932-2018) qui a fait partie d’un nouveau mouvement cinématographique en Tchécoslovaquie avant de s’exiler aux États-Unis. Récompensé aux Oscar pour Vol au-dessus d’un nid de coucou et Amadeus, ce proche de Vaclav Havel a mené un parcours de dissident. « Il a réalisé des films d’une actualité brûlante et d’un anticonformisme. Il a été au départ d’une sorte de Nouvelle Vague dans son pays. Forman a un rapport fort à la musique. Il a non seulement signé un cinéma de liberté et des films en forme de partitions musicales », commente David Duponchel. Outre le documentaire Forman vs Forman qui retrace la carrière du cinéaste, Le festival propose la projection de longs métrages remasteurisées, comme Au feu, les pompiers !, L’As de pique, L’Audition, Les Amours d’une blonde, Man on the moon et Ragtime.

Infos pratiques

  • Du 3 au 8 mars ai Kinépolis, à l’Omnia et au musée des Beaux-Arts à Rouen, aux Écrans à Gournay-en-Bray et à la scène nationale de Dieppe.
  • Tarifs : 6 €, 4 €
  • Programme complet sur www.france.alestfestival.com

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