Soixante œuvres ont trouvé tout naturellement leur place dans le jardin de sculptures à Bois-Guilbert. Jusqu’au 30 septembre, la huitième Biennale de sculpture accueille divers artistes qui célèbrent la vie.

 

Robert Arnoux

Robert Arnoux

Aller au jardin des sculptures à Bois-Guilbert, c’est la promesse d’un moment de douceur, de recueillement, de contemplation, de sérénité. On en ressort à la fois apaisé et plein d’énergie. Jean-Marc de Pas a créé dans ce lieu de 7 hectares une promenade poétique, ponctuée de ses sculptures. Hommage à la nature, symbole de vie, le jardin qui est en perpétuelle évolution, emmène le visiteur entre des arbres remarquables vers des espaces thématiques dédiés aux cinq continents, aux quatre saisons, aux planètes…

 

Cet écrin de verdure s’avère un endroit idéal pour accueillir la huitième Biennale de sculpture. Soixante œuvres de trente artistes différents ont ainsi trouvé leur place dans le jardin et dans le château de Bois-Guilbert.

 

"Le Colosse" de Christophe Charbonnel

« Le Colosse » de Christophe Charbonnel

Il fait errer, se laisser guider par son instinct, prendre son temps pour découvrir ces bronze, marbre, acier, granit, grès… Il y a tout d’abord l’imposant Avec la colline de Nicolas Alquin, une sculpture d’une incroyable force empreinte de classicisme et de modernité qui interroge l’être. Il y a également de la puissance dans Le Colosse de Christophe Charbonnel. Le sculpteur s’inspire des œuvres antiques, reste proche d’un travail sur l’anatomie. Cet homme si grand dégage de vives émotions. On découvre dans le labyrinthe, tels des êtres venus d’ailleurs, les Homme Vortex de Xavier Dambrine qui travaille le mouvement de la matière.

 

Les femmes sont aussi présentes dans le jardin de sculptures de Bois-Guilbert. Celles de Robert Arnoux sont belles et élégantes. Elles apparaissent dans les feuillages comme dans un rêve. Juste quelques lignes pour dessiner des corps élancés et des êtres profondément humains. Elisabeth Cibot a imaginé Eternelle, une femme-oiseau pleine de fragilité.

 

"Grand Pêcheur Badjo" de Marine de Soos

« Grand Pêcheur Badjo » de Marine de Soos

Dans le cloître, Marine de Soos a installé son Grand Pêcheur Badjo, une sculpture magnifique, gracieuse, raffinée qui représente en toute simplicité une scène de vie très banale. On ne se lasse pas de cette œuvre très poétique. Tout comme celles de William Noblet et de  José Torres. Tout deux reviennent exposer à Bois-Guilbert. Le premier avec un bel arbre en négatif, le second avec son bestiaire élégant et teinté d’humour, dont un cerf, regardant vers la grande plaine, tellement expressif qu’il prend vie entre les arbres et devant le champ de blé.

 

  • Jusqu’au 30 septembre, du mercredi au dimanche, de 14 heures et à 18 heures, au jardin des sculptures à Bois-Guilbert.
  • Tarifs : 7 €, 4 €, gratuit pour les moins de 6 ans. Renseignements au 02 35 34 86 56.